Tenez, pour une fois qu’on teste un jeu vidéo suisse, ce serait bien de sortir l’article à temps. Surtout qu’il s’agit de Transport Fever 2 et que bon, comme on est au pays des montres, ce serait d’autant mieux vu. Ça, c’était avant les vacances de fin d’année, avant la raclette, la fondue, le chocolat et les rediffusions d’Alain Morisod. La correspondance est donc arrivée en retard pour vous livrer mon avis sur ce titre. Prenez ce bon de 5.- pour un café au wagon restaurant en excuses.

Transport Fever 2 est un jeu de gestion de transport qui suit le premier épisode sorti en 2016. L’idée consiste à gérer un projet d’aménagement de transport en tout genre sur une carte plus ou moins grande. Avis aux amateurs de trains, bateaux et avions, TF2 est taillé pour vous. Heureusement, pour ceux qui n’auraient pas fait TF, une campagne solo plutôt bien fournie permet d’appréhender les mécaniques pour ensuite se lancer dans le mode bac-à-sable. Etant donné le contenu intéressant des missions (comptez environ une vingtaine d’heures), on s’est concentré sur cet aspect en particulier.

En traversant les époques, les moyens technologiques modifient drastiquement l’approche à adopter pour répondre correctement aux exigences des habitants. Le but consiste à réussir à planifier sur le long terme face aux différentes évolutions afin de ne pas se retrouver avec des ressources trop éloignées des centres industriels. Il faut savoir que les villes se construisent généralement en plusieurs couches et qu’il va falloir connecter les quartiers résidentiels aux centres commerciaux tout en ayant les zones industrielles à proximité. L’efficience prime donc bien sur l’esthétisme ici.

L’efficience, justement, est le mot-clé de Transport Fever 2. Jeter un œil (si ce n’est les deux) sur le budget, les coûts d’entretien, de mise en place et les finances. Le problème majeur rencontré durant les parties aura pourtant eu raison de ma patience. Malgré tous mes efforts pour garder une économie stable et une vision sur le long terme de ce que doivent être les transports, le jeu décide parfois de n’en faire qu’à sa tête. Le placement de certains bâtiments se voit ainsi purement et simplement refuser pour des raisons inexpliquées tandis qu’en annulant l’action et en la recommençant, cela fonctionne. L’interface est également parfois assez confuse, omettant souvent d’indiquer aux novices quoi faire. Je me suis ainsi retrouvé plus d’une fois à chercher sur l’écran quelle était l’action à réaliser. Ces problèmes, certes mineurs, agacent néanmoins à force et j’espère un correctif qui fluidifiera les parties.

Dans l’ensemble, Transport Fever 2 réalise exactement ce pourquoi il a été pensé : être une véritable simulation de transports prenant en compte de nombreux aspects réels, financier, urbains et répondant à des logiques concrètes de planifications. Il y a quelque chose de fascinant à optimiser le moindre chemin, à créer la meilleure route, la plus adaptée du moins et à favoriser tel ou tel moyen de transport. Supporté par une énorme base de données, TF2 se veut complet et complexe parfois. N’évitant pas l’écueil de certains problèmes techniques, il reste néanmoins ce qui se fait de mieux sur le marché si vous êtes friands de ce genre de jeux.