C’est plus d’un an après sa sortie sur PC que The Swapper arrive enfin sur les consoles de Sony et c’est à cette occasion que nous comptons répandre la bonne parole sur ce jeu fascinant. The Swapper est avant tout une mécanique de jeu brillante, on sent distinctement que c’est l’élément de gameplay qui est venu d’abord et qu’ensuite le reste du travail s’est formé autour de ce solide noyau. Vous l’aurez compris, l’attrait principal de ce jeu est la résolution des différents puzzles, mais ce n’est pas pour autant que ses autres aspects ne sont pas réussis.

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Dès les quelques premières minutes de jeu, le joueur reçoit un outil de clonage qui permet de placer une copie de son personnage n’importe où sur l’écran, jusqu’à quatre copies peuvent être actives à la fois, et chacune d’entre elles effectue les exacts mêmes mouvements que le joueur. Celles-ci peuvent servir, par exemple, à actionner un bouton pendant que le joueur passe la porte ouverte. Mais attention! Comme je l’ai dit, si le joueur se déplace, les clones aussi, donc si le joueur essaie de passer la porte, le clone ne sera plus en train d’actionner le bouton; c’est là qu’intervient le deuxième mécanisme de l’outil de clonage, le transfert d’esprit, il permet de projeter l’esprit du joueur dans celui d’un de ses clones s’il n’y a pas d’obstacle entre les deux. Les deux mécanisme utilisés simultanément donnent effectivement le pouvoir de téléportation au joueur.

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Le but du jeu est de récolter des orbes pour débloquer de nouvelles zones de la carte et finalement atteindre la conclusion un peu décevante de l’aventure. La minimap montre minutieusement chaque pièce du complexe et indique en vert la position de chaque orbe non possédée, ce qui facilite grandement la complétion et la recherche des défis disponibles. Les orbes sont placées dans des salles séparées qui sont effectivement des « challenges-room ». C’est dans celles-ci que tout l’intérêt de The Swapper se situe.

Chacun des puzzles est conçu pour forcer les joueurs à découvrir une nouvelle subtilité dans les mécanismes apparemment simples. La beauté du level design réside dans le fait que la plupart des salles sont contenues à l’intérieur d’un seul écran, donnant ainsi toutes les informations possibles au joueur, le laissant pour seul responsable s’il ne trouve pas la solution. Le level-design présente un élément qui m’est toujours cher dans les jeux de puzzle: la précision des actions du joueur n’est pas importante puisqu’une fois la solution trouvée, sa réalisation ne devrait plus poser de problèmes.

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Au-delà des mécanismes du jeu, la vision artistique se démarque par son esthétique unique; la navette spatiale abandonnée et visitée par le joueur semble être constituée de pâte à modeler, mais The Swapper réussi tout de même à conserver le ton sérieux propre à son scénario. Bien qu’au final l’histoire racontée n’a que peu d’importance, son développement évolue autour des mécanismes de jeux et soulève parfois des remarques amusantes ou horrifiantes sur la nature du joueur.

Malgré le fait que the Swapper ait été développé pour PC et que la manipulation soit plus adaptée à la souris, les joysticks suffisent pour pleinement profiter de l’expérience. A noter aussi que les sauvegardes se partagent entre les consoles de Sony et qu’il n’y pas de perte de maniabilité ou de performances sur la version Vita.

The Swapper est l’un des meilleurs jeux de puzzle de ces dernières années, il présente des mécanismes suffisamment simples pour faire croire aux joueurs qu’ils maîtrisent la situation, avant de les jeter dans des défis dans lesquels ils se demandent s’ils ne leur manque pas une compétence cachée; on ne peut que s’émerveiller devant un jeu nous donnant l’impression d’être si bêtes et intelligents à la fois. L’expérience de jeu est mémorable et amusante, et ce n’est pas une conclusion un peu plate qui va nous couper l’envie de tout oublier juste pour y rejouer.