Rares sont les joueurs à être passés à côté de l’annonce vrombissante de l’E3 2013 quand Ubisoft a présenté The Division, un TPS “futuriste” qui se joue dans les rues d’un New York ravagé. On nous avait montré un jeu vraiment très joli, dans cette immense ville dévastée par un virus. Le joueur avait pour but d’y survivre avec son escouade. Les combats semblaient rythmés, le gameplay efficace avec un jeu basé sur les gunfights et un niveau de détail très élevés. Trois ans plus tard, après une Alpha uniquement sur Xbox One, la bêta s’est ouverte sur les autres supports. Nous avons pu traverser les rues de New York en long et en large. Alors, promesses tenues ou vilain mensonge ?

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Au lancement de la partie, on nous demande de créer un personnage. Très peu de choix s’offre à nous mais on aperçoit en haut de l’écran différents onglets de la personnalisation non accessibles pour la bêta. Notre point d’incursion est une zone de sécurité située en bord de mer, dans lequel on aperçoit d’autres joueurs : l’esprit MMO fait surface. Il est même possible de faire des gestes tels que danser, saluer, ou même montrer patte blanche pour communiquer avec les joueurs. En dehors de ces HUB, les rues de New York s’instancient pour être parcourues seules ou en escouade de quatre joueurs maximum. Malheureusement, le contenu de cette bêta était très limité puisqu’une seule mission et trois quêtes secondaires sont accessibles. Difficile donc de véritablement sentir de quoi The Division est capable sur cet aspect. La carte du jeu était restreinte mais on y retrouvait tout de même une partie de la “Dark Zone”, la seule zone PVP que vous trouverez dans le jeu. Mais j’y reviendrai plus bas.

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En ce qui concerne l’aspect technique, tout le monde se souvient de cette claque visuelle de 2013, puis du downgrade infâme année après année. Qu’en est-il réellement ? Pour ma part, je joue sur un PC plutôt bien équipé et tout ce que je peux dire, c’est que le jeu de 2013 se trouve bel et bien là. Les effets de lumières sont bluffants, les reflets incroyables et le cycle jour-nuit mélangé à une météo changeante offre un véritable régal pour les yeux. La quantité de détails est saisissante, les intérieurs sont aussi beaux que les extérieurs. En plein soleil, le sol est trempé, tandis que durant les fortes chutes de neige, le bitume et les véhicules se couvrent d’un manteau blanc. En dehors de tout ça, The Division semble souffrir de petits soucis d’optimisations sur les configurations plutôt haut de gamme alors que les gens moins équipés sont mieux lotis, chose qui devrait être réglée pour sa sortie.

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D’après l’histoire, c’est de la Dark Zone que semble être parti le virus. Il s’agit d’un endroit dévasté rempli de recoins où le port du bon masque à gaz est nécessaire. Ici pas de quêtes, le seul but est de tuer des ennemis, IA ou vrai joueur, afin de collecter du matériel de meilleure qualité. Au premier abord cela semble simple, être prudent, tuer les ennemis et récupérer le butin. Mais voilà le hic, une fois votre limite de six objets atteinte, il vous faut encore trouver une zone d’extraction, appeler un hélicoptère, attendre son arrivée, accrocher à sa corde notre colis et ensuite croiser les doigts pour que personne ne vous tue avant la fin du temps imparti. Pendant tout ce temps, à chaque instant un joueur peut se rebeller contre vous et tout simplement vous tuer et voler votre bien, alors qu’il vous avait gentiment aidé cinq minutes auparavant. Toutes ces épreuves réussies, il vous faudra encore sortir de la “Dark Zone” et aller à votre quartier général pour récupérer votre butin. Pour en finir avec cette partie du jeu, elle a elle-même son système de level, vous pouvez donc être niveau 5 dans la partie histoire et niveau 25 dans la partie PVP. Un endroit rarement vu dans le jeu vidéo, offrant des situations tendues à chaque rencontre avec un autre joueur.

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Voici ce qu’on peut dire de la bêta de The Division. On a devant nous un jeu qui semble être sur d’excellents rails. Dans son ensemble et dans sa manière d’être, il plait. Les mécaniques un peu lourdes d’habitudes, comme le coût des munition ou l’usage des armes, sont écartées. Un petit détail vient quand même légèrement ternir l’image magnifique qu’il donne, avec cette optimisation pas toujours parfaite. On attend vivement le 8 mars pour continuer l’aventure et en découvrir encore plus et se faire une idée complète de The Division.