Ecrit par Batien « Bionique » Colt

Il n’y a plus besoin d’expliquer qui est Mario alors même qu’il débarque, cette fois, sur mobile. Le moustachu revient dans un jeu de plateforme incorporant un nouveau concept pour lui.

C’est en premier lieu sur iOS que ce nouveau jeu de Nintendo se trouve disponible, pour la somme de 10CHF. Il débarquera sur Android d’ici quelques mois. Autant dire que son lancement sur le store d’Apple a fait un carton niveau mondial puisqu’il a déjà été téléchargé 90 millions de fois. De quoi croire que Nintendo a des parts à prendre sur le marché.

Mais parlons un peu du jeu en lui-même ; le scénario reste standard : la princesse Peach se fait enlever par Bowser et Mario doit la sauver en traversant des niveaux. La vue est en 2D, mais cette fois, comme tout bon runner, le plombier avance tout seul ! La seule action imposable à Mario est de sauter avec une simple pression du doigt n’importe où sur l’écran tactile de son smartphone. Plus le doigt reste appuyé longtemps, plus le protagoniste saute haut. Il est possible à tout moment, lors d’un saut, de recliquer sur l’écran afin que notre héro fasse une petite pirouette pour rester un petit plus longtemps en l’air. Bien sûr, des ennemis en tout genre font face à lui. L’autre différence par rapport aux autres jeux Mario est que ce dernier fait un petit bon automatiquement par-dessus les adversaires. Il bien sur possible de sauter sur ces derniers pour les éliminer ainsi que pour rebondir plus haut qu’un saut ordinaire.

En résumé, Mario avance tout seul et la seule action qu’on peut faire c’est de le faire sauter en appuyant avec un doigt sur l’écran. C’est le but que Nintendo s’est fixé : faire un jeu jouable avec un seul doigt. Autant dire que c’est plutôt réussi. Il a quand même fallu faire quelques concessions. Par exemple, Mario s’arrête tout seul contre un mur qui est trop haut pour lui tant qu’on ne lui a pas dit de sauter. Il y a aussi des cases qui le stoppe dans sa course et il faut faire une pression sur l’écran pour le faire repartir. Il y a d’autres cases qui le font sauter plus haut ou d’autres encore qui le font courir dans le sens inverse. Certains niveaux sont en ascenseurs et il faut rebondir sur le mur d’un des côtés pour que le plombier court dans l’autre sens. Les niveaux classiques dans les maisons de Boo font réapparaitre Mario sur la gauche de l’écran lorsqu’il disparaît à droite. Dès que notre protagoniste se fait toucher (s’il n’a pas de champignon) ou tombe dans un trou, il vole à l’intérieur d’une bulle qui le déplace en arrière dans le niveau. Il suffit, une fois de plus, d’une simple pression sur l’écran pour le libérer et continuer d’avancer. Un temps limite est défini pour arriver à la fin de chaque de niveau. Les bonus comme les champignons qui font grandir Mario ou les étoiles d’invincibilité sont présents dans des blocks, mais il n’y a ni fleur, ni boomerang, ni costume de Tanuki, ni rien d’autre.

Le jeu se compose de six mondes comportant chacun quatre niveaux. Ce qui nous en fait un total de vingt-quatre niveaux. Un boss de fin de monde est présent à la fin de chaque monde, que ce soit un ennemi déguisé en Bowser ou l’un des mini-Bowser. Le but du jeu n’est pas simplement de finir le niveau, il faut aussi ramasser cinq pièces qui sont éparpillées dans le niveau et ce, en une seule fois. Si l’une d’entre elle est ratée, il faudra recommencer en les reprenant toutes depuis le début. Cela doit être fait en un seul run pour que ce soit validé. Différentes couleurs définissent les pièces à récupérer dans un ordre précis. Chaque couleur augmente la difficulté et l’emplacement des pièces. Mais ce n’est pas tout, puisque le nombre de pièces ramassées au total est comptabilisé et constitue le record du niveau.

Ce n’est pas le seul mode de jeu qui est disponible dans Super Mario Run. Un mode défis est aussi disponible. Ce dernier reprend les niveaux du mode de jeu standard en proposant d’affronter un adversaire et de faire un meilleur score que lui. Il faut donc choisir un adversaire (il est possible d’ajouter ses amis) et le niveau commence. Un fantôme de votre ami est présent sur l’écran ainsi qu’une barre d’avancement pour savoir lequel est en tête. Le but est de ramasser le plus de pièces possibles ainsi que de tuer le plus d’ennemis et tout ça avec « du style ». Il faut donc enchainer le tout pour que les spectateurs, habitants du village Toad, prennent notre parti. Atteignant un certain seuil d’encouragement (en augmentant une jauge), le protagoniste devient invincible durant un moment et attire toutes les pièces aux alentours. Une fois le temps écoulé (le niveau se répète, il n’a pas de fin), celui qui a obtenu le plus de spectateurs en sa faveur gagne. Les défis permettent de débloquer des objets que l’on peut acheter avec les pièces récoltées dans les différents niveaux afin de reconstruire le village Toad. Le village est donc personnalisable comme on le souhaite.

En réalisant certains objectifs, comme finir tous les niveaux du mode standard, synchroniser son compte Nintendo avec le jeu ou alors construire certains bâtiments dans le village Toad, cela permet de débloquer de nouveaux personnages jouables dans n’importe quel niveau. Les personnages ont différents attributs. La princesse Peach, qui est débloquée une fois sauvée, reste toujours grande et peut planer une fois en l’air. Par contre le moindre ennemi qui la touche l’a fait directement mourir.

Super Mario Run est un jeu qui tient ses promesses. Simple et efficace, on voit que Nintendo maîtrise les jeux de plateforme sous tous les angles. On reproche juste qu’il n’y ait pas quelques actions à faire en plus comme un roulé si on glisse le doigt contre le bas ou alors une charge au sol avec le même mouvement lorsque le protagoniste est en l’air. Un autre défaut concerne son prix. Un peu trop cher pour un jeu mobile de cette envergure, bien que pour le reste, Super Mario Run assure une bonne durée de vie et du fun !