Rocket League est sorti cette année et je l’aime beaucoup plus qu’une personne sensée ne devrait aimer un jeu. Voici mon opinion subjective sur mon nouveau jeu favori.

RocketLeagueLogo

Au départ du boom des jeux indépendants, quand Braid et World of Goo étaient les exemples à suivre, avant l’ère de Kickstarter et l’invention du terme « Walking Simulator », indépendant signifiaient petit budget qui imposait aux développeurs de se concentrer sur un seul aspect de leur jeu. A cette époque, je me servais de 3 jeux pour prôner les bien-faits des petites productions: Noby Noby Boy, Trash Panic et Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars (SARPBC). Des jeux qui semblaient célébrer la stupidité intrinsèque aux jeux vidéo, qui ne cherchaient pas à faire des choses cools. Mon pitch pour ces trois jeux étaient respectivement: « tu joues un ver de terre à deux têtes et tu peux manger ton cul », « Tetris avec des poubelles » et « du foot avec des voitures ». Chacun avait une idée simple et amusante qui a été éxécutée avec brio, juste des mécanismes de jeux sans fioritures.

[gfycat data_id= »PointlessEveryCottonmouth » data_autoplay=true data_controls=false]

Pendant plusieurs années SARPBC était le jeu que je sortais systématiquement quand j’avais des partenaires pour du split-screen. C’est un jeu où l’on s’amuse immédiatement. Sans savoir quoi faire, les joueurs poursuivent niaisement la balle essayant de la frapper à chaque occasion, créant un chaos complet où à chaque moment un rebond surprenant pouvait résulter en un goal, une situation étonnement prenante. Un peu comme jouer au billard, mais la stratégie est de taper le plus fort possible à chaque fois pour « qu’il y en ait bien une qui rentre ». Malgré mon adoration pour SARPBC, ce n’était pas un jeu auquel je jouais seul. Les contrôles manquaient de précision pour réussir les « missions » qui semblaient bien trop dures et en ligne les adversaires avaient tous un niveau pro.

[gfycat data_id= »ValuableCostlyGourami » data_autoplay=true data_controls=false]

En 2011, Psyonix annonçaient qu’ils travaillaient sur SARPBC 2, une nouvelle qui m’avait grandement réjouie, mais que j’ai eu le temps d’oublier jusqu’à cette année. Effectivement, Rocket League est sorti en juillet et quel jeu ! Quel jeu ! Rocket League reprend exactement les mêmes mécanismes que SARPBC, mais cette fois peaufiné à la perfection. Le gameplay n’est toujours pas complexe, mais la profondeur des mécanismes que propose Rocket League est stupéfiante. La seule interaction possible avec le jeu est le déplacement de son véhicule, mais quand ce véhicule est capable de faire des sauts périlleux, voler et grimper aux murs, des centaines d’heures d’entrainement ne suffisent pas à le maîtriser. Le désordre causé par les débutants est toujours aussi amusant à voir et à subir. Mais maintenant que les joueurs les plus expérimentés ont appris à dompter ce chaos, cela a réduit graduellement la part laissée à la chance pour la remplacer par de l’expertise. La précision des contrôles permet de rapidement prendre le jeu en main et de pouvoir sentir sa progression, un sentiment exaltant.

Rocket League est parsemé de moments magiques, des instants où l’on oublie qu’on joue à un jeu alors qu’on sait, ON SAIT exactement ce qu’il faut faire pour marquer un but. Nos main prennent le dessus jusqu’à ce que le ballon passe la ligne et on se réveille de notre hypnose avec une dose d’endorphine en plus. Ces moments basculent facilement en hilarité absolue où rien ne semble aller comme prévu et où on ne peut que regarder la scène et mourir de rire.

[gfycat data_id= »AnguishedPolishedLangur » data_autoplay=true data_controls=false data_title=false]

J’ai passé beaucoup de temps à jouer à des jeux compétitifs comme Starcraft 2 et Dota 2, et malgré la qualité indéniable de ces jeux, j’ai toujours trouvé qu’il y avait une limite au-delà de laquelle jouer mieux voulait dire moins s’amuser. Après plus de 1000 parties de Rocket League, je m’amuse toujours autant. Que l’on soit bon ou mauvais, qu’on gagne ou qu’on perde Rocket League est toujours amusant.