Bien que Peggle 2 soit sorti pendant les premiers mois de vie de la Xbox One, ce n’est que récemment que les joueurs suisses ont pu avoir accès au dernier jeu de PopCap, que ce soit par la sortie récente en Suisse de la console de Microsoft ou le port venant d’arriver sur PS4.

EXTREME FEVER!

Peggle est la première oeuvre qui m’a fait comprendre qu’un jeu vidéo peut être bon simplement en ayant une présentation impeccable. Le joueur est présenté avec un tableau de « pegs », des petites pastilles de couleur qui disparaissent, une fois tapées par une boule tirée du haut de l’écran par le joueur. Les pegs viennent en plusieurs couleurs, les oranges étant celles que le joueur doit supprimer. L’intégralité de l’interaction est composée de la rotation du canon à boules et son actionnement, mais Peggle est pourtant incroyablement amusant à jouer. Effectivement, l’audio-visuel de Peggle est ce qui le démarque du lot, chaque impact de boule sur un peg dégage un son gratifiant qui s’intensifie à chaque impact subséquent jusqu’à ce que le dernier peg tombe et là, là… là c’est l’EXTREME FEVER un orchestre symphonique et un choeur déchainé interprètent ce qui pourrait bien être la meilleure version de l’ode à la joie pendant que des arcs-en-ciel traversent l’écran et que la boule finit son parcours dans un ralenti digne des meilleurs films d’action, un vrai bonheur. J’ai toujours dit qu’on ne pouvait pas comprendre Peggle jusqu’à ce qu’on ait vécu notre première EXTREME FEVER.

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ULTRA FEVER!

Peggle 2 reprend exactement la même formule que son prédécesseur, le gameplay n’a pas bougé, mais PopCap a fait l’effort de pousser le feedback audio-visuel encore plus loin; les Peggle Masters (les animaux anthropomorphes servant de personnages jouables) se positionnent à coté du tableau de jeu est réagissent de manière ridicule et adorable aux hauts faits et aux échecs du joueur. Le choix du Peggle Master influe maintenant plus que simplement le pouvoir spécial, la scène entière change selon cette décision et les pegs émettent des sons différents sur l’impact; même le morceau joué pendant l’EXTREME FEVER est substitué, mais pas d’inquiétude, les bips des déplacements dans les menus jouent encore les notes de l’ode, toutefois moins présente. La plus grande modification, et la plus bienvenue, est qu’il n’y a plus besoin de retourner à un menu ou un écran de chargement entre deux tableaux de pegs, cette étape est remplacée par une animation de transition qui ne dure qu’une poignée de seconde.

Fièvre

Le problème avec Peggle 2 c’est que tout compte fait, il n’apporte rien de nouveau à la formule, le jeu est encore exactement le même, et de plus, comme les Peggle Masters requièrent plus de travail avec cette nouvelle présentation, il y en a moins, deux fois moins que dans le premier Peggle, et donc moins de variété dans les façons de jouer. Dans l’original, il y avait 10 Peggle Masters avec 5 niveaux chacun, cette fois il y a 5 Peggle Masters qui amènent 10 niveaux chacun, plus 10 défis. Les défis sont une idée intéressante, les premiers défis semblent être une variante du gameplay où le jeu prend un aspect plus puzzle du type: « finir ce tableau en 1 seul coup », mais les défis plus avancés perdent toute originalité et proposent simplement les mêmes niveau avec plus de pegs oranges ou avec moins de boules à disposition, aspect déjà couvert par les objectifs optionnels sur les niveaux normaux.

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Pour quand sur PC et tablettes?

Vous l’aurez peut-être remarqué dans l’introduction, ce titre n’est jouable que sur PS4 et XOne, les consoles de salon les plus puissantes du moment, ceci n’a aucun sens puisque la manette est la pire interface possible pour jouer à Peggle et que bien qu’il soit fouillé visuellement, le jeu ne demande pas une puissance phénoménale. Peggle n’est pas non-plus un jeu qui réclame toute l’attention du joueur; on pourrait imaginer sur XO ne jouer à Peggle 2 que sur une moitié d’écran et regarder la télé sur l’autre. Je dois avouer que la plupart de mes heures passées sur Peggle 2 ont été jouées en remote-play sur Vita pendant que je faisais autre chose.

Peggle 2 est simplement « plus de Peggle », et ce n’est en aucun cas une mauvaise chose, c’est un excellent passe-temps et cause fréquemment des cris de joie ou d’étonnement devant un coup du type: « ouais, c’est exactement ce que je voulais faire ». On peut quand même se sentir légèrement déçu devant le contenu un peu léger compte tenu du manque de nouveautés en termes de gameplay et l’opportunité manquée avec les défis.