Le mercredi normalement, c’est journée presse. Normalement parce que voilà, depuis l’année dernière il y a tout un tas d’énergumènes en tout genre qui s’aventurent joyeusement dans les Hall, marchant à plate bande devant nous et piquant nos places presses durement gagnées. Ils sont de la race VIP et nous ne pouvons rien contre eux. Ils ont autant (voire plus) de droit sur nous, peuvent se permettre de faire trois heures de queue pour voir Halo: Chief Mastered Edition et sont prêts à transpirer dans la bonne humeur en attendant une saucisse dans un petit pain. Un mercredi où l’expérience a parlé puisque nous avons évité les gros titres estampillés AAA pour nous concentrer sur des productions variées mais pas pour autant moins grosses.

Alien Isolation

Petit tour d’abord du côté d’Alien Isolation. Ce jeu développé par The Creative Assembly reprend les bases d’un bon vieux survival sans vraiment être horrifique. Plutôt stressant, il nous plonge dans la peau d’Amanda et se concentre sur la rencontre entre la fille de Ripley et un Alien. Ce dernier est d’ailleurs au centre du jeu puisqu’il est unique et se profile comme un adversaire compliqué à échapper. Bon ensuite, il se peut que je sois mauvais et que je sois mort trois fois en trente secondes, mais quand même. Alien Isolation est compliqué, beau, dur, génial, stressant et incroyablement bien foutu. Pour exemple, j’ai pu me cacher sous un bureau avant d’aller dans un placard et, voyant l’Alien s’arrêter près de moi, de retenir ma respiration, ce qui ne m’a pas empêché de mourir bêtement en ouvrant le dit placard. Une simple erreur qui m’aura valu la sentence ultime. Alien Isolation promet vraiment beaucoup. On espère que le scénario le sera tout autant.

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Heroes of the Storm

Et puis si certains se plongeaient dans l’Oculus Rift (littéralement, parce qu’il y a un simulateur de plongée (enfin pas littéralement parce qu’il n’y a pas littéralement de mer, mais on se comprend)), nous, nous avons testé toute la profondeur de Heroes of the Storm, le dernier MOBA de Blizzard. Une simple partie contre cinq Coréens, qui avaient étrangement le même t-shirt avec un truc du genre EvilGeniuquelquechose marqué dessus, et qui nous ont latté la gueule. On a tout de même pu apprécier la patte artistique toujours au top et le système de jeu mêlant l’apprentissage du genre et la technicité des habitués. Seul l’équilibrage des personnages nécessiteraient encore, à notre goût, quelques réglages mais bon…

Evolve

Les Hall se succèdent et se ressemblent d’année en année. En 2013, il y avait un type de 2K Gaming qui n’arrêtait pas de chauffer la foule en criant dans son micro toute la journée. Cette année, l’innovation étant le maître mot dans ce média, il était de nouveau là et faisait la même chose. Heureusement, nous étions dans la file d’attente pour Evolve et bien nous en a pris puisque ce dernier a su insuffler en nous un sentiment d’exaltation pas encore ressenti depuis notre arrivée à Cologne. Evolve met en scène un monstre dirigé par un joueur. Il doit évoluer en mangeant des bêtes dans une forêt et échapper à quatre autres chasseurs. Ces derniers sont chargés de tuer le monstre (on ne sait pas trop pourquoi, mais soit). Armés jusqu’au dent et jonglant entre différents rôles (assaut, medic, soutien et traqueur), les quatre compagnons doivent avancer prudemment en se coordonnant afin de traquer le monstre. Une simple partie d’une vingtaine de minutes qui nous a permis de nous rendre compte qu’Evolve est bien la prochaine arme ultime développée par 2K. On en a tellement parlé qu’on hésite à s’introduire discrètement après la fermeture pour continuer à y jouer. Une véritable sensation.