Electronic Arts nous avait gratifié d’une conférence de presse relativement solide. On notera la prestation sans faille de Peter Moore qui aura su animer à lui tout seul le moment délicat qu’était de présenter les Sims 4 à un parterre de journalistes pas forcément très concernés. En fer de lance cette année, Battlefield Hardline et Dragon Age : Inquisition avaient la mission de convaincre et rassurer les fans. Pour le premier, je ne peux rien dire de plus que ce que j’ai vu durant la conférence. Un trailer efficace qui m’a rappelé étonnement Far Cry 3. En ce qui concerne Dragon Age : Inquisition, c’est manette en main que j’ai pu me faire une idée.

 DAI-6

La démo d’une quinzaine de minutes de la conférence m’avait mis l’eau à la bouche. Un RPG développé par Bioware, une suite qui avait à cœur de faire mieux que son prédécesseur et un moteur graphique enfin utilisé ailleurs que pour du « pan pan cul cul », voilà de quoi activer un peu d’intérêt en moi. C’est donc en Behind Closed Door sur PC que la démo était jouable. Lancé sans vraiment d’introduction, la démo se joue de plusieurs manières. Un objectif clair était proposé mais tout était mis en place afin d’explorer la carte. A droite, un camp abandonné qui recèle sûrement un puissant trésor. A gauche, une cabane qui semble suspecte et qui n’attend que mon groupe d’aventuriers pour être investie. Dragon Age :Inquisition met clairement l’axant sur l’exploration et la découverte. Les développeurs ont assuré que la carte était gigantesque, ce qui en soit est intéressant mais pas toujours bien maîtrisé. En effet, si cette démo de vingt minutes a permis de toucher à plusieurs aspects de ce RPG, l’objectif principal, lui, n’a pas été rempli. On ne sait pas, au fond, ce qu’il advient de la quête, rapidement effacée par des combats et des tas de choses à découvrir. En soit, c’est une bonne chose, mais il serait dommageable que les quêtes soient systématiquement reléguées à un objectif secondaire pour simplement que le joueur puisse s’exalter face à la grandeur de la carte. On nous a assuré que cette dernière était plus grande que les deux premiers Dragon Age mis ensemble. Bien. Mais il faudra voir lorsque le jeu sortira si l’équilibre entre les moments de découvertes et les quêtes est respecté ou non.

 

Dragon Age : Inquisition c’est aussi des combats. Deux systèmes de combats même. En premier lieu, l’action pure et dure avec un personnage créé sur mesure. Trois capacités lui sont affectées et le dynamisme des combats permet de s’amuser sans y passer des plombes non plus. L’autre manière de diriger ces moments est de passer en mode caméra tactique. Cette dernière s’élève au-dessus du champ de bataille pour visualiser les autres personnages de notre groupe. Il est alors possible de diriger ces personnages là où nous le voulons afin de contrer un groupe d’assaillants.  Le mage s’occupera de ces deux adversaires à droite tandis que le tank ira s’acharner sur ce gros monstres à gauche. Il est toujours possible également de changer de personnage à n’importe quel moment d’une simple pression de bouton, rendant ainsi le gameplay dynamique et varié. Au final, cette manière de procéder est séduisante. Quatre personnages ayant tous trois capacités amènent plus de variété et de nervosité que de simplement se concentrer sur un héros, bien que ce soit possible de le faire. Bioware donne ainsi la possibilité de choisir son style afin d’évoluer dans Dragon Age.

Dragon Age : Inquisition sort dans deux mois et l’impression que j’en tire est positive malgré quelques petites interrogations. Jeu Bioware estampillé, les nombreux dialogues seront évidemment au centre de la construction des personnages. Ces derniers bénéficient d’une personnalisation assez fine et complète, ce qui poussera les gros joueurs à optimiser les groupes en fonction des quêtes.  Un RPG qui pourrait réussir à se faire une petite place n’ayant pas vraiment d’autres concurrents cette fin d’année. Sortie prévue pour novembre.