La Gamescom, c’est aussi l’occasion d’aller visiter le « indie megabooth », une série de stands de seulement quelques mètres carrés où les développeurs indépendants viennent vous chercher au passage pour vous présenter leur jeu. Malgré son nom, ce regroupement de stands est tout de même plus petit que n’importe quel stand d’un gros éditeur, au total il devait seulement y avoir une vingtaine de jeux dont la plupart sont déjà sortis. Voici une courte liste de jeux intéressants que j’ai composé après ma visite des indépendants, je n’ai que pris en compte les jeux que je ne connaissais pas au préalable.

Renowned Explorers

Sûrement le jeu le plus tôt dans le cycle de développement qui a eu le courage de se montrer à la Gamescom, Renowned Explorers est un jeu de stratégie tour par tour développé par l’équipe du très joli Reus. L’inspiration pour ce titre est tirée de jeux tels que XCOM ou Fire Emblem et l’univers présente des rapprochements avec les œuvres de Jules Verne et les aventures d’Indiana Jones.

Dans ce dernier titre d’Abbey Games le joueur contrôle une équipe d’explorateurs parcourant une carte générée aléatoirement. Si, sur le chemin, ceux-ci rencontrent des adversaires, ils sont transportés sur un terrain prévu pour l’affrontement à venir. La base du combat est simple, pendant un tour, chaque personnage à droit à un mouvement et une action; la subtilité est qu’ici, en dessous de la barre de vie,  se trouve une barre de moral. La barre de moral, comme la barre de santé, peut être affectée par les actions, ainsi chaque combattant possède au moins une attaque affectant la santé et une autre affectant le moral.

Au début de mon premier combat, j’ai pu, avec mon sage, convaincre un singe de tomber amoureux de moi, et en faire fuir un autre avec mon guerrier, en réduisant leur barre de moral à zéro avec respectivement des talents de persuasion et d’intimidation. A ce moment là, je me suis dit que la barre de moral n’était autre qu’une seconde barre de vie, et donc qu’elle n’avait que peu d’intérêt, mais quand il m’a fallu me débarrasser du troisième singe, j’ai combiné les deux talents utilisés préalablement, ce qui a plongé le primate dans un état de confusion profonde, le laissant effectivement pour mort. Intéressant.

Bien que, pour l’instant, Renowned Explorers n’a pas grand chose à offrir au jeu de stratégie tour par tour, l’idée d’altérer le mental des adversaires est néanmoins intéressante, surtout si des effets potentiellement inattendus résultent des mélanges de talents. Et comme je l’ai déjà dit, ce que j’ai vu était loin d’être terminé.

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Armello

Suivant la récente mode de jouer à des jeux de société sur des support électroniques, Armello a décidé d’en propose la version ultime, un jeu d’aventure sur un plateau à cases hexagonales et des combats s’effectuant avec des cartes et des jets de dés. Je vais être honnête, je n’ai pas tout compris, ayant seulement pris le temps de discuter avec le directeur.

La premier chose que l’on remarque en posant les yeux sur le jeu est qu’il dégage une atmosphère unique, rappelant celle de Trine, celle d’un conte pour enfant teinté d’un glauque réalisme. Effectivement, le joueur contrôle un animal anthropomorphique qui doit s’aventurer au centre du plateau de jeu pour tuer le roi, tout ceci avant que les autres joueurs en fassent autant. Chaque personnage est donc en compétition avec les autres, mais l’entre-aide accélère le processus de progression, ce qui crée de fausses alliances dans lesquelles on tente d’être le premier à trahir sans pour autant le faire trop tôt.



SpeedRunners

SpeedRunners est exactement le type de jeu que j’ai envie de voir dans un lieu appelé le « indie megabooth », un jeu que l’on comprend instantanément et qui s’appuie sur des mécanismes simples.

Si vous avez déjà joué à un jeu de plateforme 2D à plusieurs vous connaissez la frustration d’être le plus lent; un joueur qui se fait sortir de l’écran meurt. SpeedRunners prend cet élément et en fait sont mécanisme principal. Jusqu’à quatre joueurs sont alignés au départ d’un parcours en 2D qui forme une boucle, et le but de chacun des coureurs est d’être le dernier survivant à l’écran. La caméra suit le coureur le plus rapide et c’est aux autres de se débrouiller pour rester dans le cadre de l’écran ou de passer en tête, pour ajouter à la folie, les limites de l’écran se rapproche continuellement du centre jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le gagnant.

Au-delà de l’idée de base amusante, SpeedRunners propose des mécanismes de déplacement extrêmement fluides et réactifs. Les déplacements sont constitués de course, de double-sauts et de saut contre les murs, mais l’élément qui rend les parties intéressantes est le grappin, celui-ci étant équilibré pour pouvoir retourner une partie. Effectivement, le grappin permet d’atteindre de très grandes vitesses et de changer de direction rapidement, des atouts inestimables, en plus s’il s’accroche à un autre joueur, les positions du tireur et du touché seront inversées. De l’amusement garanti.