« Welcome to PES Twenty Twenty ». Voilà comment débute cette présentation de PES 2020, vous l’aurez deviné. Une précision assez bienvenue ayant raté le virage de PES ces dernières années. Heureusement, le chargé de la présentation avait prévu un powerpoint pour me remettre rapidement dans le bain. 

« Est-ce que tout le monde parle allemand ici ? » – « Non » répondis-je en tenant mon petit café matinal. Il est 9h et des poussières et je dois déjà embêter toutes les personnes dans la salle en étant le seul à ne pas vouloir qu’on me parle de foot en allemand (je suis Brésilien, c’est toujours difficile à encaisser). Heureusement, la personne chargée de la présentation se décide à finalement commencer la présentation dans un anglais très british. Ouf. Football Is Coming Home.

PES 2020 se décline en plusieurs versions avec une boite normale mettant en scène quatre joueurs représentant plusieurs nouveaux clubs partenaires réalisés par Konami, des versions dédiées aux clubs et une version digitale « Legend » avec Ronaldinho intégré de manière permanente au contenu. Là où Konami fait fort, c’est sur l’aspect licence. Très souvent décrié par le passé pour ne pas avoir disposé des noms officiels des championnats ou des joueurs, Konami tente de corriger le tir en plaçant une petite Panenka à son concurrent direct. Voilà que la Juventus devient un partenaire exclusif, c’est-à-dire que son nom, son image et tout ce qui l’entoure sont exploités par Konami et non plus par EA. Petite révolution dans le monde du ballon rond ? Oui… et non. Certes le rapport de force s’équilibre, mais on reste encore loin de voir la tendance s’inverser.

Soutenu par le Fox Engine, PES 2020 continue sa progression graphique et ce n’est pas la présentation powerpoint des joueurs modélisés en 3D qui me fera dire le contraire. Surtout que l’équipe de développement a pris soin de capturer chaque joueur et quelques stades, offrant des visuels prenants. Le hic, c’est que le Fox Engine est très beau lors de plans fixes mais que mis en mouvement, il devient simplement lambda. On ne profite donc pas réellement de toute la qualité mise en avant lors des matchs. En ce qui concerne le gameplay (et si vous n’y jouez pas depuis plusieurs semaines), deux nouveautés sont à noter. La première se nomme « Finess Dribble » et permet au joueur de réussir à contrôler son joueur de manière plus réaliste. La seconde implique l’IA qui a été travaillée et tente maintenant, en fonction des qualités du joueur sélectionné, de créer des espaces ou d’en refermer afin d’élargir le champ tactique. Les défenseurs jouent également mieux leur rôle en prenant plus de place selon leur profil. Un mode de jeu fait son apparition avec l’émergence du « Match Day ». Il faudra choisir chaque semaine un club et affronter celui qu’il défie dans son vrai championnat selon le calendrier officiel, et gagner des points pour tenter de participer à la joute finale en fin de semaine contre l’adversaire du même gabarit, débloquant ainsi des récompenses diverses. Bref, Konami signe ici un jeu de foot qui n’a pas que le foot en tête, et qui pourrait bien venir titiller un tant soit peu le mastodonte FIFA.