Le traditionnel rendez-vous chez Nintendo s’est encore une fois déroulé dans les meilleures conditions possibles. Reçus chaleureusement par Ettore, le responsable suisse de Nintendo, nous avons passé une heure et des poussières à découvrir les prochains titres de l’éditeur japonais.

Confortablement assis sur un canapé blanc qui connait maintenant parfaitement bien nos popotins tant nous l’avons assiégé ces dernières années, c’est avec Luigi’s Mansion 3, Zelda: Link’s Awakening, Mario et Sonic aux Jeux Olympiques de Tokyo, The Witcher 3, les dernières moutures de Pokémon et Daemon x Machina que nous avons longuement dialogué. Dès lors, à défaut de pouvoir se prendre réellement par la main (sauf si vous êtes à côté de l’un d’entre nous), mettez-vous à l’aise, prenez un muffin ou deux et laissez nous vous raconter tout cela confortablement.

Luigi’s Mansion 3

Rares sont les jeux qui nous mettent tous d’accord et pourtant lors de notre exploration de la démo de Luigi’s Mansion 3 nous étions tous sous le charme de Luigi, son chien spectral et sa maison hantée. Le plombier vert possède une généreuse panoplie d’habiletés qui lui permettent autant de combattre des fantômes que d’élucider les mystères du manoir. La grande force de la démo que nous avons vue est que chaque défi amène un nouvel élément avec lequel il faut expérimenter pour comprendre comment en arriver à bout. Ainsi, il faut comprendre comment nos gadgets interagissent avec chaque niveau et ensuite les utiliser correctement pour ouvrir la porte vers la prochaine salle. Le mélange d’exploration, de puzzle et d’altercations avec les fantômes fonctionne fichtrement bien. La progression est lente et reposante, mais l’expérience n’en est pas moins stimulante ou gratifiante. Si le jeu complet réussit à maintenir le même rythme sur toute sa durée, Luigi’s Mansion 3 vaudra sans aucun doute le détour.

Zelda: Link’s Awakening

Certains ici ont eu l’audace de dire qu’ils n’aimaient pas le design de ce nouveau Zelda prévu le 30 septembre prochain. D’autres ont affirmé avec plaisir que cette nouvelle direction leur apparaissait comme une excellente manière de se (re)plonger dans ce jeu d’aventure. Deux salles, deux ambiances. Chacun se fera un avis, ou l’a déjà. Certes. Mais alors que dire ? Que le gameplay reste le même que le jeu d’origine et qu’il ravira les anciens comme les nouveaux (enfin ceux qui ont un peu de goût). Bref, Zelda: Link’s Awakening se dévoilera tout bientôt et nous aurons largement l’occasion de revenir dessus le moment venu.

Mario et Sonic aux Jeux Olympiques de Tokyo

Entre deux muffins, on a pu s’affronter sur Mario et Sonic aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. La démo proposait une petite quinzaine de mini-jeux inspirés des épreuves olympiques, qu’on a pu tester en duel. Si le concept n’a rien de nouveau – un jeu de canapé facile et amusant – l’intérêt vient de la façon dont les mouvements spécifiques aux différents sports sont retranscrits sur le Joy-Con. Si le sprint se fait simplement en pressant rapidement un bouton, réussir son ippon au judo demande de trouver le point d’équilibre de son adversaire, à l’aide du stick, pour le propulser. Quelques mini-jeux en 8-bit sont aussi disponibles dans la partie « Tokyo 1964 ». Cette dernière a été ajoutée en référence à la précédente édition des jeux ayant eu lieu dans la capitale du soleil levant. La durée de notre session de jeu ne nous a pas permis de savoir si Mario était vraiment plus endurant que Dr Eggman ou si c’est nous qui avions deux mains gauches. Une chose est sûre, les petits bras de Yoshi ne l’empêchent pas d’avoir un atemi redoutable.

Pokémon Epée et Bouclier

La série des Pokémon se cherche une direction. Avec Pokémon Epée et Bouclier, The Pokémon Company tente une approche séduisante mais qui, manette en main, se casse la gueule violemment. Mou du genou, lent, et sans grand intérêt vu qu’il s’agit encore et encore du même jeu, Pokémon Epée et Bouclier peine à se trouver. Si la distance de vue ainsi que les libres mouvements permettent une plus grande flexibilité et un meilleur visu de l’action lors des phases de déplacement, la partie combat ne fait que ralentir le tout. Les décors n’existent pas durant ces phases-là en dehors des arènes, les attaques des Pokémon, certes joliment animées, sont d’une lenteur qui, après quelques minutes passées dessus, forme le gros point négatif; sans compter sur le fait qu’il est possible de rendre ses Pokémon plus puissants (et plus gros) sans vraiment que cela ne change quoi que ce soit à la stratégie. Autant vous dire que là, comme starter, on a plutôt choisi Craignoss. Verdict final le 15 novembre.

The Witcher 3

Oui, il tourne. Oui, il est moche.

Daemon x Machina

Le jeu développé par Marvelous First Studio sort le 13 septembre prochain et pourtant, on aurait soit dit qu’il était déjà sorti depuis de nombreuses années, soit qu’il aurait bien besoin d’un joli coup de polish. L’idée consiste à diriger un gros Méca qui va tout dézinguer autour de lui. Voilà le pitch. Sur ce ? Bonne journée ? Non ? Okay, il faudra aussi développer son robot, lui donner des compétences et le faire évoluer dans différentes missions qui le verront se débattre furieusement contre l’Armée des Immortels (bouuuh). Concrètement, et manette en main, Daemon x Machina ne se comprend pas. Illisible, avec des tonnes d’informations superflues venant se greffer à l’écran (imaginez des barres de vie en haut de l’écran, des chiffres en vois-tu, en voilà, des cases de « lock » des armes qui se superposent sur la dizaine d’ennemis, re des chiffres par-dessus, des animations, des dialogues et des informations du mécha), Daemon x Machina n’est presque plus un jeu. Il est un concentré de tout ce qu’il ne faut pas faire en termes d’ergonomie vidéoludique. Mais, est-ce qu’il sera fun ? Peut-être. Il sera néanmoins destiné aux connaisseurs du genre qui attendent là un gros défouloir parce que, franchement, on ne voit pas trop à qui il serait destiné autrement. Surtout pas aux designers en tout cas.