Se pointer sur le stand TaleWorlds est un peu devenu une tradition de la Gamescom. Je ne pense pas qu’il y ait un autre jeu qui ait été présent autant de fois sans avoir annoncé une date de sortie, mais, vraisemblablement, 2020 sera la dernière année de présence de Bannerlord en tant que jeu non sorti. Effectivement, une version early access a été annoncée pour mars 2019. Nous avons pu jouer à plusieurs parties du mode multijoueur et avons passé une bonne demi-heure sur le solo. Dans cet article, je vais me concentrer sur la partie solo puisque nous avons accès à la beta et avons l’opportunité de plus creuser le mode en ligne avant d’émettre une opinion.

Contrairement à l’année passée où nous avions commencé une partie de Bannerlord depuis le début et n’avions pas pu explorer les nouveautés du titre, la démo cette année a commencé depuis une situation mid-game qui mettait bien mieux en avant les changements apportés. Disons-le clairement, Bannerlord est une remise au goût du jour de Mount & Blade: Warband. Il propose énormément de nouveautés, mais peu d’entre elles impactent le cœur du jeu. Les villes sont plus fouillées et vivantes, l’interface graphique est plus agréable, les missions sont moins répétitives et la gestion des armées a été grandement facilitée, mais les activités du joueur sont en grande partie inchangées. On va tout de même passer la majeure partie de notre temps à recruter des unités et combattre.

Les sièges sont parmi les seuls éléments à avoir complètement changé. Dans Warband, ils n’étaient qu’une période d’attente avant l’assaut des forteresses, mais maintenant ils demandent plus d’interaction du joueur. Avant que la bataille ne commence, on peut construire des machines de guerre et les placer stratégiquement le long du front. Tant que le siège dure, ces armes agiront de leur propre gré pour affaiblir les défenses adverses. Les sièges sont ainsi plus réalistes, puisqu’ils ne se déterminent plus uniquement par une bataille, mais également par la partie où une armée attend au pied des murailles dans le but de couper les vivres et en endommager leur infrastructure sur la durée. On dirait bien qu’attendre qu’un château ennemi se rende plutôt que de lancer ses troupes contre des murailles sera une stratégie viable cette fois.

Alors que l’année passée les combats se jouaient de manière très semblable aux jeux précédents, cette fois il semblerait que le feeling ait un peu changé. Je n’ai pas instantanément retrouvé mes marques et avais l’impression de rater des coups qui auraient dû atteindre leur cible. Difficile à dire en si peu de temps de jeu ce qui a réellement été modifié et si ces modifications affinent l’expérience ou pas, mais de premier abord, je me suis retrouvé un peu frustré. De manière générale, j’ai trouvé les déplacements plus fluides et agréables, surtout ceux à cheval, alors que le feedback des armes m’a paru un peu faiblard.

L’aspect vers lequel la démonstration poussait le plus les joueurs était la gestion d’armée. Cette nouvelle mécanique permet de diriger une armée bien plus grosse que ce que nous le permettait Warband et donne sans doute plus d’importance à l’aspect gestion. En plus de diriger ses propres troupes, un nouveau menu permet d’invoquer d’autres chefs de guerre pour nous aider en échange de points d’influence. Les unités quittent leur fief pour nous rejoindre et former une réelle armée dont on a le contrôle. Il reste à voir comment ces points d’influence peuvent être récoltés et quelle relation il faut avoir avec un chef de guerre pour l’appeler à l’aide.

Tout ce que j’ai pu voir du solo est dans cet enregistrement de ma session, malheureusement le son n’a pas été enregistré:

Comme d’habitude, je suis ressorti de mon rendez-vous avec TaleWorlds un peu frustré de ne pas avoir pu en voir plus et voulant trouver réponse à mes questions. Cette fois, au moins, je sais quand j’aurai mes réponses: mars 2020. Par-dessus tout, cette session m’aura permis d’avoir une vision globale de la direction de Bannerlord et de mieux savoir à quoi m’attendre. Le jeu ne sera pas une révolution. Il vise principalement à recréer le succès de Warband en améliorant un maximum de petites choses, tout en ne touchant pas trop à la formule. Ce manque de prise de risque est un peu décevant, mais assure au moins que les fans ne seront pas déçus après toute cette attente.