La hype c’est dangereux. Ça te fait faire des choses inconsidérées. Au mieux, ça te fait porter un t-shirt à l’effigie de ton jeu potentiellement favori. Au pire, tu en arrives à précommander un jeu. Jamais, il ne faut jamais précommander. Pourtant je me suis fait avoir. J’ai été pris au piège par Dying Light 2 et je l’attends en sautillant sur place. Mais je le précommande pas. Jamais.

Dying Light premier du nom est un excellent FPS qui a su se diversifier en intégrant des mécaniques de déplacements en parkour. On se baladait donc dans une ville infestée de zombies, en virevoltant d’un toit à un autre, la hauteur étant souvent salutaire, loin du plancher des vaches zombies.

Fort de son petit succès, le studio polonais (encore !) de Techland a mis en chantier un projet ambitieux avec un second volet. L’action se situe quinze ans après le premier, dans un univers sobrement étiqueté comme « Modern Dark Age ». On va donc y trouver tout le charme du moyen-âge craignos, mais avec des magasins de graines de chia. Le système de factions en place répond également à une forme de féodalité.

Puisque des images pèsent plus que des mots, paraît-il, la démo à laquelle nous avons assisté vient tout juste d’être diffusée au public. Vous y verrez notamment pourquoi je me suis emballé à l’idée d’avoir un grappin et un parachute à disposition. Un jeu avec un grappin ne peut pas être un mauvais jeu, c’est scientifique.

En relisant mes notes, je me suis rappelé qu’à la fin de la présentation, un journaliste allemand (qui demandera quelques instants plus tard, frénétiquement, à pouvoir ouvrir tous les sacs de goodies pour trouver une jaquette à sa taille..) s’est inquiété de savoir si le jeu allait sortir en son pays, car le premier y avait été censuré. Notre interlocuteur lui a alors répondu qu’ils travaillaient effectivement sur des modifications pour l’Allemagne, mais qu’en même temps, c’est compliqué parce que, je cite: « Dying Light 2, n’est pas un jeu de licornes« .

Je n’aime pas me hyper, je me sens sale après. Mais ici, difficile de ne pas l’être, en tout cas en ce qui me concerne. Même si des doutes assaillent encore nos esprits de joueurs amers quant aux conséquences des choix sur l’environnement et la progression, il y a de quoi se réjouir. Et quelque part, j’aime le fait que je puisse encore me réjouir de la sortie d’un jeu de cette ampleur.

J’ai longuement parlé de mon appréciation (🧡) de cette démo dans l’un des lives Youtube enregistrés sur place.