Je n’ai rien à dire de positif sur Contra Rogue Corps. Voilà. Ça peut paraître abrupt et doucement prématuré (et soyons honnêtes, ça l’est un peu), mais c’est l’impression qui domine après avoir tâté la bête pendant une trentaine de minutes.

J’y ai réfléchi quelques heures, mais je ne trouve rien. Donc je le redis : je n’ai rien de positif à dire sur Contra Rogue Corps… enfin si. L’édition physique Day One du jeu (quarante balles le jeu, quand même) proposera une couverture alternative signée par l’artiste Tom Dubois. Il était responsable de la plupart des artworks promotionnels des jeux Konami à la fin des années 80 et au début des années 90. Et il faut dire que cette couverture a de la gueule. Ça fait tout de même un truc de bien, hourra !

Dans cette démo de trente minutes, il n’y a rien qui semblait fonctionner correctement. C’était bordélique, c’était mou, c’était confus, c’était illisible, c’était… sans intérêt. Contra est une vieille série depuis longtemps oubliée. Une série de jeux Run and Gun en deux dimensions, particulièrement nerveux, spectaculaires et surtout intenses et terriblement épiques. Il n’y a rien de tout ça ici. C’est un twin stick shooter avec une caméra fixe qui se joue affreusement mal.

Alors, de quoi parler ? De l’atmosphère « lol » forcée qui est à l’opposé du ton sérieux (cliché, certes) et terre à terre de la série d’origine ? Du multijoueur et ses danses Fortnite ? Des monstres alien au design autant oubliable que générique ? Du manque incroyable de panache des armes et des impacts ? Du level design peu inspiré ? Du Panda qui est en fait… un panda, mais avec le cerveau d’un scientifique greffé dedans ? Du fait que les armes ont des cooldown après dix secondes d’utilisation ? (un cooldown dans un jeu Contra, on croit rêver…) Ouais, on pourrait en parler, de ça et de plein d’autres éléments qui ne fonctionnent pas correctement… mais je n’en vois pas l’utilité.

Bordélique, mou, et manquant cruellement d’intérêt, Contra Rogue Corps est à des années-lumière des jeux d’origine. Ce qui en soi n’est pas forcément un mal, mais il est surtout à des années-lumière d’être un bon jeu, du moins si cette démo est représentative du produit final.

Le comble est que, selon la présentation, Nobuya Nagazato, qui était déjà à l’œuvre sur plusieurs anciens volets de la série (l’excellent troisième épisode notamment), est impliqué dans le projet. Cette démo me fait croire qu’il aurait simplement dû passer à autre chose. Le jeu sort le 24 septembre, coûte quarante francs, voilà. Moi je vais juste oublier son existence, mon cerveau n’a pas de place pour ce genre de futilité.

Et pour nous entendre en parler, c’est dans notre troisième live, enregistré sur place :