Parler de jeu vidéo c’est sympa. Écouter quelqu’un discourir sur le jeu qu’il a créé, c’est intéressant. Quand il s’agit de quelqu’un qui promeut ce jeu, c’est instructif (sinon pire). Mais jouer c’est toujours mieux. Bandai Namco propose généralement une grosse présentation, suivie d’une session libre de la plupart des titres évoqués. Cette année, j’ai essayé Code Vein et Man of Vedan, tandis que Gary se frottait à Dragon Ball Z: Kakarot et One Piece Pirate Warriors 4.

Mais avant ça, ce qui a fait vibrer la corde de ma réjouissance, c’est l’annonce de Little Nightmares 2. Le premier peinait un peu à convaincre par sa durée de vie, mais présentait une direction artistique, une ambiance et un sous-texte tout à fait délicieux (les amateurs comprendront, pour les autres, foncez en profiter). Dans ce deuxième volet, on incarnera un nouveau personnage, mais Six, la petite fille du premier, sera néanmoins présente dans le scénario. On a découvert de nouveaux environnements et ennemis, toujours aussi grotesques et dérangeants. La grande nouveauté viendra du fait qu’il ne s’agira plus uniquement d’être discret mais de mener également des combats. Cette dimension n’a pas été beaucoup développée et il faudra attendre l’année prochaine, sur tous les supports possible, pour découvrir cette nouvelle aventure.

Dans un souci de proposer des jeux plus tournés vers l’occident, Namco Bandai s’est approché du studio Double Fine. Ils ont donc présenté RAD, en précisant que le jeu serait disponible directement disponible le jour même. Donc là maintenant, par exemple.

Code Vein

Je suis un peu tenté de résumer mon essai de cet action-RPG par « c’est Dark Souls, mais en manga ». Et je dis pas ça juste parce que c’est difficile et qu’il y a des épées démesurées. Il est vrai que si ma rencontre avec les deux premiers ennemis n’a posé aucun problème, le suivant m’a collé UN SEUL coup en pleine tronche et j’en ai perdu les trois quarts de ma barre de vie. Mais c’est certainement trop réducteur d’aborder Code Vein sous l’unique angle de la comparaison avec la saga des âmes sombres du même éditeur. Toujours est-il que la prise en main m’a paru bien trop brouillonne et donc peu compréhensible. Il m’est avis qu’il mérite qu’on lui donne plus de chance de faire ses preuves. Le fait qu’on puisse s’y lancer en coopération en ligne pourrait être le petit plus qui fait la différence. Code Vein est-il là pour répondre à une demande des joueurs de Souls, errant désespérément à la recherche d’un nouveau défi à leur hauteur ? N’oublions pas que l’éditeur a aussi dans ses tuyaux Elden Ring (développé lui par From Software et avec une nébuleuse participation de George R.R. Martin).

Pour vous faire votre propre idée, une démo sera téléchargeable dès le 3 septembre. Sortie prévue le 27 septembre sur PC, PS4 et Xbox One.

La séquence de gameplay ci-dessous n’est pas la même que celle que nous avons essayé, mais donne une bonne idée du ton.

The Dark Pictures Anthology – Man of Medan

Vous vous souvenez des contes de la crypte ? De ce vieux type décharné qui nous invitait à l’écouter nous raconter de terribles et inquiétantes histoires ? C’est un peu le principe de départ que nous propose Supermassive Games avec cette série de jeux épisodiques. Chaque volet représente ainsi un récit indépendant, conté par un gars chelou dans une bibliothèque (mais qui a plus de peau sur les os que celui du fond de la crypte). Si vous avez joué à Until Dawn, voire Hidden Agenda, vous n’allez pas être dépaysés. J’ai d’ailleurs, honnêtement, du mal à y voir autre chose qu’une simple suite. Mais ça ne veut pas dire que c’est nécessairement une mauvaise chose. Le principe reste donc le même, on assiste aux mésaventures d’un groupe de jeunes, confrontés à des événements étranges. En opérant des choix, on oriente la progression de la narration. L’écueil demeure identique également puisqu’on a tendance à relâcher son attention en suivant le film à l’écran et quand soudainement il faut effectuer un QTE on s’emmêle un peu les boutons.

On nous promet des morts permanentes en fonction des embranchements qu’on aura choisis (ou subis en cas d’échec). La grande nouveauté vient de l’ajout de fonctionnalité multijoueur. Elles se déclinent de deux manières différentes. Le « Movie night mode » propose à quatre personnes de suivre l’histoire ensemble depuis le canapé, chacun incarnant un personnage du groupe. Ou alors, deux joueurs peuvent coopérer en ligne pour opérer des choix qui affecteront leurs deux progressions. Là où Hidden Agenda s’était un peu égaré sur les chemins de la collaboration avec des votes pour les embranchements, Dark Pictures semble réaligner le tir pour quelque chose de plus dynamique et ça m’a plu.

Man of Medan est donc le premier volet de cette anthologie. L’histoire concerne un groupe de jeunes gens (comme dans tout bon film d’horreur et dans Scoobi Doo), sur un bateau en pleine mer, abordé par des pirates modernes. Ces derniers semblent poursuivre un objectif peu clair, mais lié à une cargaison d’or qui aurait sombré. Le tout est « motion capturé » aux petits oignons et on y retrouve Shawn Ashmore, habitué du procédé après Quantum Break). Tout ce beau monde va entrer en contact avec un navire fantôme de la Seconde Guerre et pas sûr que tous en reviennent vivants. C’est doublé en français, c’est bourré de cliché, c’est prévisible, mais on aime se faire peur en groupe !

Disponible le 30 août sur PC, PS4 et Xbox One.

Dragon Ball Z : Kakarot

C’est carrément tricher de me coller un trailer de la meilleure saga de Dragon Ball Z qui retrace l’histoire de Gohan depuis son enfance, jusqu’à son combat contre Cell. Bien sûr que je vais trouver ça superbe et que mon intérêt dans le jeu explosera disproportionnellement !

Heureusement, la bande-annonce a été suivie par une session de prise en main qui m’a vite fait redescendre sur terre. Dragon Ball Z : Kakarot reprend la perspective de caméra au-dessus de l’épaule, qui a souvent bien fonctionné pour la série et pour ses développeurs. Mais ici, rien ne marche correctement. L’action est, dans la plupart des cas, peu lisible à cause de l’angle de vue qui part aux fraises et les attaques se résument à appuyer le même bouton jusqu’à ce qu’il ne fasse plus rien. Dans le meilleur de cas, on arrive suivre une projection d’une attaque spéciale pour optimiser les dégâts, mais il faut encore prier pour qu’elle atteigne sa cible, puisque l’auto-aim est un brin capricieux.

Si la bande-annonce m’avait presque mis la larme à l’œil, la même scène montrée pendant le gameplay n’a clairement pas été aussi efficace. Le combat lui-même oublie un peu qu’il y a une histoire et des personnages à développer et ne transmet aucune émotion. Même les diverses cinématiques qui interrompent l’action ne réussissent pas à remanier l’ambiance du jeu.

La démo de la Gamescom était principalement là pour montrer les combats et comment « on ressent la force supérieure de l’adversaire ». Difficile d’appeler ce qu’on a vu un succès. Il reste encore toute une partie RPG du jeu que nous n’avons pas eu l’occasion de voir (il fallait choisir une des deux démos). Espérons qu’elle sera plus aboutie.

Disponible au premier semestre 2020 sur PC, PS4, Xbox One

One Piece : Pirate Warriors 4

Omega Force est capable de sortir jusqu’à cinq jeux par année pour une raison simple : ils peuvent réutiliser une énorme partie de leur technologie d’un jeu à l’autre. Leur boulot consiste en grande partie à intégrer l’univers avec lequel ils travaillent sur leur formule de jeu qui reste immuable. Dans Pirate Warriors 4, comme dans tous les autres jeux du développeur, on joue un personnage surpuissant, qui abat des armées d’ennemis à lui seul.

Cette introduction peut sembler très négative, mais ce n’est pas forcément le cas. Éliminer des milliers d’adversaires en quelques minutes seulement est toujours au moins un peu divertissant. Et si on peut ajouter à cela un univers que l’on apprécie, on se retrouve avec un produit plutôt agréable pour se défouler. Il faut juste ne pas s’attendre à plus. One Piece : Pirate Warriors 4 remplit le contrat. Il met en scène Luffy et ses amis contre des masses de chair à canon et donne le feu vert pour tout détruire, y compris certains bâtiments, cette fois. Le seul bémol est que la version PS4 à laquelle nous avons joué était très limitée graphiquement, chose qui pourrait être corrigée d’ici là sortie.

Disponible en 2020 sur PC, PS4, Xbox One et Switch