Après avoir fait cinq cents mètres dans un bus, pour passer d’une entrée à l’autre, nous voilà dans la zone Microsoft, avec des tas de Xbox One X à disposition pour tester ce qu’on veut pendant une heure. Ne reste plus qu’à choisir quoi voir. Mon choix s’est porté sur le catalogue de Square Enix, avec Kingdom Hearts 3 et Shadow of the Tomb Raider en fer de lance.

Shadow of the Tomb Raider

À commencer par les nouvelles aventures de miss Croft. Il y avait visiblement plusieurs démos tournant dans la zone puisque Gary en a eu une tout autre expérience que moi. C’est dans l’obscurité nocturne d’une jungle touffue d’Amérique du Sud que démarre mon périple. Cette séquence a pour but de nous faire essayer les nouvelles mécaniques de camouflage. Dès que Lara se retrouve à proximité d’un mur recouvert de végétation, elle s’y plaque immédiatement et devient invisible. La tronche recouverte de boue, elle se fond dans le décor, exactement comme Schwarzie dans le premier Predator. Les ennemis, leur vue certainement amoindrie par des années de mâchouillage de plante de coca, peuvent se trouver à quelques mètres à peine et ne pas repérer Lara. C’est alors fort pratique pour leur planter sauvagement un couteau dans la glotte. Oui, elle est comme ça Lara, elle a pris du poil de la bête sur les deux précédents épisodes. Il semblerait que ce soit là le message de Shadow of the Tomb Raider : nous montrer le revers de la médaille qui accompagne l’ascension au statut de « pilleur de tombe » (ou ne serait-ce pas une descente en l’occurrence ?). Lara a la rage, devient toujours plus violente et doit commencer à réfléchir aux conséquences de ses actes. Cet aspect était montré de manière très maladroite dans ma démo, coupée à la truelle. Comprenez qu’une fois arrivé à certains endroits spécifiques, je me retrouvais téléporté plus loin dans le niveau. Une manière d’être sûr que le joueur voit bien ce qui doit être vu. Le plus flagrant étant ce moment où Lara, après avoir échappé à une vague déferlant dans les rues, se retrouve accrochée à la façade d’une maison en brique et tente de secourir un enfant suspendu périlleusement au-dessus du vide. Juste avant d’arriver à l’atteindre, ce dernier lâche prise et disparaît dans le torrent de boue en contrebas. Pour moi, cette scène était estampillée « émotions », le message étant « Regardez, là ! L’enfant meurt ! C’est horrible ! Lara doit ressentir des émotions et culpabiliser ». En soit c’est pas faux, mais il faut espérer que cela soit fait de manière plus subtile dans la version finale du jeu. Toujours est-il que j’ai trouvé le maniement plus fluide et les combats grandement améliorés depuis le dernier volet. Le système de couverture étant bien plus efficace, les affrontements deviennent moins rigides. On peut donc s’avancer sans prendre trop de risque en disant qu’il s’agira certainement d’une conclusion efficace à cette trilogie initiée en 2013.

Sortie prévue le 14 septembre sur Xbox One, PS4 et PC.

Kingdom Hearts 3

Piloter le train de la mine de Disneyland, l’envoyer valdinguer dans la tronche d’un Titan d’Hercule et le voir exploser en feu d’artifice. Si ça, c’est pas un kiffe total, c’est que vous ne savez pas ce qui est bon, laissez-moi vous le dire. Ou que vous ne connectez pas bien avec votre âme d’enfant. Toujours est-il que c’est avec ce moment magique que s’est terminée ma session de Kingdom Hearts 3. L’ambiance du jeu est toujours aussi loufoque, en proposant de croiser les personnages et univers de Disney avec ceux des jeux de rôle de Square. Ici aussi, plusieurs démos étaient présentées. Si mon voisin de droite explorait la chambre d’Andy dans Toy Story 3, je me suis retrouvé pour ma part dans la Grèce antique. Après quelques affrontements contre des monstres de bas étage, Sora, Dingo et Donald (rien à voir avec la chanson. Mon dieu cette choré), arrivent au pied d’une montagne du haut de laquelle un Titan tatillon jette des gros cailloux. Et ça, c’est pas sympa. D’une pression en avant sur le stick, Sora entreprend de courir à la verticale pour rejoindre le sommet. Toujours aussi barré, vous disais-je. À part une caméra qui semble être héritée de la PS2 et qui a tendance à ne pas montrer l’action en court, les enchainements sont fluides et les environnements colorés à souhait. Le principe reste le même : les combats demandent d’aligner les coups en virevoltant d’un ennemi à l’autre, ce qui charge une barre d’attaque. Une fois celle-ci complète, on peut déclencher différentes attaques combinées avec les autres personnages du groupe. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas en reste puisqu’ils ne restent pas inactifs et participent automatiquement aux batailles. On sait également que l’aventure de ce troisième épisode nous conduira aussi à travers les mondes de la Reine des neiges et Pirates des Caraïbes. Moi j’aime les jeux qui se passent dans les Caraïbes. Alors il se pourrait bien que j’attende Kingdom Hearts 3 de pied ferme. Bien entendu, il faudra attendre pour en savoir plus sur ses qualités intrinsèques, mais je suis ressorti de ma session tout souriant. Le train de la mine, quand même.

Sortie prévue sur PS4 et Xbox One le 29 janvier 2019.