Il y a des choses dans la vie que nous détestons. Pour certains ce sont les épinards et les gogo danceuses, moi ce sont les Pays-Bas et les jeux narratifs. C’est comme cela. J’adore les épinards et je ne juge pas ceux qui les laissent dans leurs assiettes à la fin du repas. Et pourtant, parfois, nous découvrons le bonheur dans ce que nous pensons ne pas aimer.

Mosaic – Krillbite Studio (été 2019)

Eh oui, mes amis m’ont envoyé voir deux jeux narratifs. Merci à eux, car cela m’a changé la vision de ce type d’oeuvres vidéoludiques. Commençons par Mosaic, par les Norvégiens de Krillbite Studio qui étaient aussi derrière Among the Sleep en 2014. Dans les grandes lignes, c’est l’histoire de toutes les personnes qui vivent en mode metro-boulot-dodo et la dépression citadine qui en découle. Votre rôle sera d’amener un peu de bonheur dans l’existence du protagoniste. Entre aider un chat, suivre un papillon des yeux, la narration passe par la contemplation et cela marche très bien.

Comme nous le disait le développeur lors de la présentation, le plus grand défi a été de faire d’une vie affreusement ennuyante quelque chose d’attrayant pour le joueur. Cela semble réussi avec brio. De la dépendance aux réseaux sociaux à la monotonie du travail derrière son ordinateur dans une entreprise lambda, tout le monde peut se retrouver dans la tête du personnage principal. Mosaic est un peu la désintoxication à la vie banale que tout un chacun peut avoir besoin. Et pour le joueur en premier lieu.

Le but est de donner au héros une raison de vivre autre que de simplement se retrouver dans la masse et le marasme d’un quotidien rébarbatif. Il y a une finalité, mais ce sera à nous tous de la découvrir lors de la sortie du jeu à l’été 2019. D’ici-là, amis fans de PC ou Mac, de PS4, Xbox ou Switch, préparez-vous, cela sera très bien.

Night Call – Monkey Moon (1er trimestre 2019)

Quel bonheur de pouvoir participer à une présentation en français. Cela semble bête, mais après trois jours à jongler entre l’anglais, l’allemand et… l’italien (?!?) cela fait du bien de discuter d’un titre à venir dans sa langue maternelle. Ce d’autant plus quand le développeur est aussi passionné et passionnant que Laurent Victorino qui nous a reçu dans le stand Raw Fury (l’éditeur).

En l’espace de cinq minutes (sans oublier les 20 autres qui ont suivi), il m’a réconcilié avec les jeux narratifs. Night Call, c’est l’histoire d’un chauffeur de taxi qui entend parler d’un tueur en série dans les rues de Paris et profite des histoires que lui raconte ses passagers pour tenter de résoudre l’énigme derrière ces meurtres.

Au menu, une dizaine d’heure de jeu pour la première partie (il y en a trois), mais surtout des vingtaines d’histoires différentes, dont certaines qui n’ont rien à voir avec l’intrigue principale et ce seront sûrement les plus intéressantes. Plus ce brave Laurent me parlait de son jeu, plus j’avais envie de connaître ces petites anecdotes, ces tranches de vie si bien écrites et si merveilleusement mise en image par les artistes de chez Monkey Moon.

L’esthétique noir et blanc amène quelque chose, les choix dans les dialogues également, les tranches de vie encore plus. Night Call sera un must-have pour toutes les personnes en recherche d’une histoire profonde montrant la phase sombre de la « ville lumière ». Cela devrait sortir au début 2019 sur PC, Mac et Switch, les consoles de salon devraient suivre, mais il faudra attendre pour en savoir plus.

Moi qui n’aime pas les jeux narratifs, me voilà mal pris pour continuer à être le médisant de l’équipe.