Mount & Blade 2 devient gentiment une jolie petite tradition de la Gamescom. Chaque année je me pointe au stand de TaleWorlds pour assister à leur démonstration et chaque année je repars excité de l’avancement sur le jeu et de la qualité de ce qui a été montré. Cette fois, je ne suis pas reparti enthousiaste, mais plutôt confiant.

Alors que les démos de Mount & Blade 2 des années précédentes cherchaient à captiver le public avec des sections de jeux impressionnantes comme un énorme siège ou un nouveau mode de jeu très dynamique, celle de cette année n’était simplement pas focalisée du tout. Confortablement assis dans des chaises de bureau de luxe, nous avons pu prendre part à une partie solo en cours de route. Déposés à coté d’un village, armé de loot de début de partie et sans un péon pour nous protéger, nous étions libres d’explorer le monde à notre guise (retrouvez la vidéo en bas de page). C’est très bon signe pour l’annonce d’une éventuelle date de sortie, qui est très attendue des fans, puisque le jeu n’avait pas besoin de tourner dans un environnement contrôlé. On ne peut bien sûr pas confirmer que le jeu est terminé, mais son contenu de début de partie semble déjà bien fourni.

Je suis très vite retombé dans mes habitudes de Mount & Blade: Warband, simplement parce qu’un début de partie dans Bannerlord est excessivement similaire. On passe recruter des troupes dans les villages pour combattre des petits groupes de bandits et de pillards et on va revendre le loot récupéré dans les villes. On répète cette boucle pour améliorer son héros et ses troupes jusqu’à ce qu’on atteigne un seuil acceptable pour se lancer dans l’aventure proprement dite. Si peu de choses ont fondamentalement changé en 10 ans, elles ont clairement été améliorées. Chaque aspect de Bannerlord a été retravaillé pour être plus fluide, joli ou abordable. Les combats, en particulier, ont l’air bien plus dynamiques grâce au nouveau système d’animation qui donne des mouvements bien plus naturels aux personnages. Le détail est infime, mais maintenant, s’il reste de l’inertie à un coup asséné à un ennemi, l’arme continue tout droit et peut endommager l’adversaire derrière lui. Au-delà des plus gros changements en milieu et en fin de partie que nous n’avons pas pu voir, c’est surtout ce genre de petites modifications qui vont venir peaufiner l’expérience et la rendre bien plus agréable.

Les quêtes sont un des principaux points qui avaient besoin d’un lifting complet et c’est chose faite. Chaque ville ou village possède plusieurs NPCs chez qui on peut aller chercher des missions à effectuer. Même en ayant seulement essayer trois différentes, je peux déjà attester qu’elles sont plus variées et intéressantes que celles dans les précédents jeux. La plus longue m’a amené à secourir un accusé en devenant son champion pour le duel à venir. Pour se faire, j’ai dû parler au juge et ensuite visiter l’accusé dans les geôles. Le jeu laissait entendre que réussir une telle quête changerait nos relations avec les différentes factions, mais dans une si courte démo, impossible de dire comment ces liens influent sur l’évolution de la partie.

Ce que nous avons pu voir de Mount & Blade 2: Bannerlord n’est donc pas si différent des jeux précédents, mais la démo a su prouver que le jeu était en bonne voie et que les développeurs maîtrisaient la situation. Les aspects qui avaient besoin de changement ont été modifiés et le reste a été perfectionné. À la vue de tous les changements effectués, on comprend mieux que TaleWorlds traîne à annoncer une date de sortie, mais on sait maintenant qu’ils ne veulent pas se précipiter pour proposer un produit bien fignolé à sa sortie.