Notre début de Gamescom s’est fait sous les couleurs de Microsoft qui a su s’entourer des plus gros AAA pour étoffer leur propre line-up un peu famélique. La décision de quel jeu essayer a dû se faire vite puisque d’innombrables journalistes se déversaient encore dans le hall tandis que les files d’attente se rallongeaient à vue d’oeil. Je me suis finalement décidé sur une production interne à Microsoft, Forza Horizon 4, et Devil May Cry 5 qui m’intriguait particulièrement.

Devil May Cry 5

Difficile de juger un Devil May Cry en une session de 20 minutes, surtout si Hideaki Itsuno nous regarde par dessus notre épaule. Le directeur du jeu rodait dans les stands et a décidé d’assister personnellement à ma session. On comprend son intention de recueillir des impressions de joueurs puisque Devil May Cry est une franchise très difficile à reprendre. En plus de n’avoir jamais vraiment réussi a atteindre les hauteurs de son premier opus sorti il y a maintenant 17 ans, Devil May Cry 5 arrive derrière DmC, que certains nomment être une version bâtardisée puisqu’elle sortait beaucoup trop des lignes directrices qu’avaient posé les précédents opus.

Cette volonté de se rapprocher des sources de la série est bien ce que l’on pourrait reprocher à ce jeu, il cherche à reproduire un succès qui a déjà été dépassé par des titres tels que Bayonetta ou Metal Gear Rising et propose une expérience certes peaufinée et amusante mais qui n’atteint pas la fluidité de la compétition. Effectivement, les enchaînements de combos ne permettent pas au joueur de « mal » jouer, ce qui se prête très mal à une première expérience sur un show floor où personne n’a d’expérience préalable avec le jeu. Je me suis retrouvé à devoir combattre un énorme boss avec une esquive peu gratifiante ou efficace et des attaques qui se liaient mal entre elles par ma simple méconnaissance des systèmes. On espère que ces soucis ne se répercuteront tout de même pas sur le produit final et que le jeu saura encourager l’apprentissage de ses attaques avant de nous lancer dans des combats ou une offensive peu fluide s’avère plus frustrante que gratifiante.

Forza Horizon 4

La série Forza est avant tout connue pour ses mécaniques de course et ses graphismes splendides. Dans la démo donnée par Microsoft, il m’a été impossible de juger de la qualité du gameplay; le setup, que ce soit dû au matériel de capture ou à la télé branchée à un dev kit, crachait une image avec un énorme décalage avec l’entrée manette. La séquence jouable trimballe le joueur à travers les 4 saisons pour dévoiler l’étendue de leurs différences. Dans un environnement pareil, il est très difficile de détecter une quelconque différence de contrôle des voitures puisqu’elles semblent toutes rouler dans la mélasse. Je peux tout de même attester de la fluidité de l’action à l’écran et de sa fidélité visuelle bluffante. Le photoréalisme n’est plus si loin sur les modèles des voitures et les environnements, à tous les moments de l’année, suintent de réalisme et de beauté.