On dirait bien que je ne suis pas le seul à avoir joué à Mount & Blade et m’être dit que l’idée était fantastique et méritait d’être un peu plus accessible pour être un grand succès. C’est clairement, même si pas officiellement, ce que se sont dits les Chinois de chez Booming Games.

Le pitch aurait pu être simple: « Mount & Blade par des Chinois et donc MMO », mais au lieu de ça on a eu droit à une description plus complète. Conqueror’s Blade est un jeu médiéval où les joueurs prennent le contrôle d’un commandant militaire qui se forme une petite armée pour participer à des batailles épiques dans le but de contrôler du territoire. Autant le chef de guerre que ses soldats montent en niveau et changent d’équipement pour modifier les stratégies en combat, ce qui pousse à constamment vouloir progresser dans les arbres de compétences.

Le jeu se déroule en deux parties distinctes. D’un coté, il y a la perspective gestion qui permet de manager son territoire et ses troupes et de l’autre la partie bataille qui se déroule dans un format plus proche de ce qu’on a l’habitude de voir d’un MMO. Si les deux parties sont centrales à l’expérience, les batailles sont évidemment plus excitantes que l’écran stratégique, c’est bien pourquoi les scènes de guerres ont été mises en avant durant cette Gamescom.

Conqueror’s Blade n’essaie pas de simuler la guerre comme le jeu dont il s’inspire, mais les grandes lignes sont encore là; la cavalerie écrase les archers, les piquiers battent les unités montées et les archer détruisent l’infanterie. Ces interactions permettent d’ajouter de la tactique et de la diversité aux combats qui peuvent être joués de manière plus stratégique ou vigoureuse selon le joueur. Ce dernier a la possibilité de diriger ses troupes durant les affrontements pour optimiser leur utilité et gagner un avantage dans les énormes batailles que propose le jeu.

L’aspect le plus impressionnant du jeu de Booming est l’échelle de ses batailles. Elles peuvent accueillir jusqu’à 30 joueurs qui peuvent chacun commander une centaine de troupes. Ainsi, les grosses rencontres prennent des aspects de batailles réalistes ou d’énormes quantités de corps son lancées dans une mêlée dévastatrice.

Si le joueur décide de se lancer dans l’action, il découvrira que son commandant est un guerrier très capable. S’il n’est pas tout à fait au niveau d’un héros de musou, il est tout de même capable de tenir tête à des escouades entières. Ces moments d’action peuvent être gratifiants, notre héros tranchant allégrement à travers plusieurs soldats à la fois, mais les contrôles sont plus rigides que ce que l’on aimerait voir. Le gameplay à la MMO donne accès à des habilités spéciales qu’on lance dès que le cooldown arrive à terme, mais dès qu’il n’y a plus de capacités à activer, les attaques manques cruellement de pêche et les transitions entre les animations mettent un frein à l’action. Les habilités permettent de rapidement se débarrasser de troupes ennemies, mais la nature surhumaine de notre personnage est un peu déstabilisante dans le contexte relativement réaliste que présente le jeu; la destruction d’une unité ennemie, du coup, semble moins méritée et la valeur de nos troupes en est amoindrie.

Difficile de sortir d’une présentation de Conqueror’s Blade sans se dire qu’il s’agit d’une copie Mount & Blade sinisée qui n’a pas saisi toute sa finesse. Il a tout de même le mérite d’être proche d’avoir une date de sortie et de tout de même proposer une expérience excitante par moment, même si elle peut s’avérer un tantinet frustrante en termes de contrôles.