Alors que Sony s’essaie aux party games, Microsoft fait du pied aux familles. A travers trois titres adressés aux plus jeunes, nous avons pu découvrir un autre genre de rendez-vous: celui où on sent que la pression financière est moins forte.

08h00 du matin, Jorris et moi quittons le QG SemperSheep et sautons dans un tramway qui doit nous conduire à la Gamescom, après un changement de ligne. Malheureusement, un raton laveur se jette de désespoir sur les voies. Des sources proches de l’enquête affirmeront par la suite qu’il n’a pas supporté d’apprendre que Bradley Cooper n’incarnait pas réellement Rocket Racoon. Paix à son âme. Toujours est-il que ce fâcheux contre-temps nous mis en retard et nous arrivâmes au stand Microsoft, en courant, essoufflé et sans avoir bu de café (ce qui, pour Jorris, est généralement synonyme d’apoplexie prochaine). Les responsables sur place sont surpris de nous voir de si bon matin et l’un deux manque de tomber de sa chaise lorsque nous annonçons être venu pour voir les “family titles”. Sa collègue sautille de joie et gambade jusque vers une porte derrière laquelle nous découvrons quatre personnes aussi étonnées que ravies de nous voir.

Disneyland Adventures

La discussion se lance, personne n’est pressé. Ils nous expliquent qu’ils sont tous papa et qu’ils aiment faire des jeux auxquels leurs gamins peuvent jouer. Eux, c’est Asobo Studio. Une structure qui vient généralement en aide à d’autre développeurs pour sous-traiter certains aspects du jeu. Ils ont notamment mis leur grain de sel dans The Crew 1 et 2Quantum Break ou Recore, mais aussi dans une tripotée de jeux estampillés Pixar. Ça tombe bien justement car deux de leurs titres présentés ce jour-là portent les couleurs de tonton Walt. Le premier propose de visiter le fameux parc d’attraction intégralement modélisé. Là où d’autres studios expliquent être allé aux quatre coins du monde pour reproduire des décors réalistes, nos compères d’Asobo nous racontent qu’ils ont passé des heures dans le parc pour tout noter, tout répertorier et tout recréer. Au vu du sourire sur leurs visages, ça n’avait pas l’air d’une trop grande corvée. Si dans la réalité Dingo se trouve à un endroit particulier habituellement, on le retrouvera exactement au même endroit dans le jeu. On peut parcourir le parc à deux, en coop local ou en ligne (que ce soit sur Xbox One ou PC) et de nombreuses quêtes sont disséminées au sein du parc. Chaque film Disney (ou presque, pas de Star Wars) a droit à sa série de mini-jeux. Ceux qui nous ont été montrés prenaient place dans l’univers d’Alice aux pays des merveilles. La première version du jeu était sortie sur Xbox 360 et se jouait au Kinect. Maintenant c’est de la 4K et on y joue à la manette (même si l’option Kinect reste disponible… on sait jamais). C’était plaisant à regarder et mon enfant intérieur se voyait volontiers tenter l’expérience. Sans casser trois pattes à un membre de la famille Duck, Disneyland Adventures semble proposer une balade plutôt fraîche et décontractée (sortie le 31 octobre). On notera surtout son prix extrêmement bas, environ 30 CHF.

DisneyAdventures Xbox One Microsoft Gamescom2017 Donald_Duck

Rush: A Disney Pixar Adventure

Toujours dans la veine Disney, mais un peu moins varié, ici il ne s’agit que de courses dans lesquelles il faut collecter des items. Les IndestructiblesRatatouilleLà-hautCarsToy Story et Le monde de Nemo accueillent chacun leur parcours, entrecoupés de phases d’énigmes. Si cette dernière partie ne nous a pas été montrée, faute de temps, il faut reconnaître que le portage est à nouveau réalisé avec soin. Les fonds marins que nous avons vu étaient tout à fait convaincants. Cela dit, Rush reste le moins intéressant des trois jeux présentés. Je note quand même que le gamin incarné a moins une tête à claque que celui de Disneyland. Sortie le 31 octobre avec un prix approchant également les 30 CHF. On parle, on parle, on se raconte ses souvenir de Disneyland et le temps file!

PixarRush Gamescom 2017 Water

Zoo Tycon Ultimate Animal Collection

C’est dans un état décontracté rarement atteint en rendez-vous de Gamescom que nous arrivons gentiment sur le troisième titre. Cette fois-ci, le jeu original était sorti à la fois sur Xbox 360 et One (c’est quand même un brin mini dommage de se contenter de repomper, m’enfin bon). Cette version reste identique à la première, si ce n’est qu’on est aussi dans du 4K et que des tonnes d’animaux tout choupi ont été ajoutées. Regardez moi ce koala, comment ne pas fondre? Il est chouuuuuu! On y gère toujours un parc animalier, dans lequel il faut veiller aux bien-être des pensionnaires et des visiteurs. Petit détail: la superficie des zoo n’est maintenant plus limitée et il est possible d’y jouer à quatre en coop. Pour le reste, je vous renvoie allègrement à mon test dudit jeu qui en disait plutôt du bien. Sortie aussi prévue le 31 octobre, avec un prix proche des 30 CHF. A l’instar de ce moment de calme dans la tempête de Cologne, se balader dans ces univers enfantins, chatoyants et colorés, avait quelque chose d’apaisant et nous a laissé, à Jorris et moi, un sourire idiot au sortir de la salle. Des fois dans le jeu vidéo, ça fait du bien de souffler un peu, pour les joueurs comme pour les développeurs.

Zoo_Tycoon gamescom 2017 microsoft Koala