Bien que Kalypso ait une production relativement abondante de jeux, l’éditeur allemand est surtout connu pour sa série Tropico. Cette année, ils nous ont montré une suite de titres de qualité qui pourrait bien briser cette perception. J’ai pu faire le tour de ce qu’il y avait à l’étalage et il est clair que leur domaine concerne le jeu de gestion. Heureusement, c’est ce qu’ils font de mieux.


Dungeons 3

La série Dungeons profite du vide laissé par Dungeon Keeper pour proposer au joueur de gérer un donjon dans lequel s’engouffrent des héros. Le but est bien sûr de défendre son donjon contre ces glorieux héros en se créant une armée de monstres et un florilège de pièges machiavéliques. Tel était déjà la proposition des précédents volets de la série; Dungeons 3 reprend ces idées et ajoute la possibilité de sortir son armée du donjon et la contrôler sur la surface en mode RTS. Une idée intéressante qui fonctionne étonnamment bien. On se retrouve à faire des allers-retours entre deux types de jeux selon le positionnement de la caméra; dans le donjon c’est un jeu de gestion alors qu’à la surface on joue des petits groupes de soldats avec de sérieuses sensations de Warcraft 3. Malgré ses racines de genres très sérieux, Dungeons 3 reste léger et facile à jouer, une bonne proposition pour quand on ne voudrait pas trop se prendre la tête.

 


Tropico 6

Comme pour toutes les autres présentations de Kalypso, celle de Tropico 6 s’est faite plus rapidement que le temps habituellement imparti. Le présentateur, du coup, a bien géré la situation et a accéléré la démo pour ne montrer que les nouvelles choses. Pratique. Comme pour les autres Tropico, la mise à jour n’est pas énorme. Le principal nouvel élément est la possibilité de construire un bâtiment d’espions ou de pirates pour voler des monuments aux autres nations. Dans la démo, c’était la tour Eiffel. Chacun de ces vols est accompagné d’un petit scénario, dans le cas de la célèbre tour parisienne, la première tentative de vol a échoué car trop de touristes étaient présents sur les lieux du crime. Pour réussir l’extraction correctement, il a fallu fournir de l’uranium à nos espions, sans détails supplémentaires. Au-delà de ça, le terrain de jeu a été étendu et peut maintenant accueillir plusieurs îles tandis que le palais d’El Comandante peut être customisé à souhait. Même si la liste d’ajouts est assez maigre, c’est encore Tropico: c’est amusant, drôle et peut être profond si on le souhaite.


Shadows Awakening

Le seul jeu en présentation qui n’était pas un jeu de gestion, Shadows Awakening, est un action RPG en vue isométrique qui propose de faire des allers-retours entre le monde des ténèbres et le monde des humains. Le personnage principal, un démon, vit dans les ténèbres et a une perception du monde différente des autres héros jouables. Le jeu est prévu pour être joué plusieurs fois afin de découvrir l’histoire de chacun des quinze héros mis à disposition.

La démo a énormément peiné à me convaincre. Elle n’a pas réussi à me démontrer l’intérêt de la mécanique de changement de monde à part pour quelques puzzles très lights. La progression était lente et fastidieuse à cause de contrôles un peu mous. L’argument principal de la production, l’histoire, n’était presque pas présent et il est donc difficile d’en juger la qualité. Le date de sortie est encore éloignée. Tout n’est pas perdu, mais les développeurs ont du travail devant eux.


Rise of industry

De loin, avec ses tons bruns et son style low-poly, Rise of Industry ressemble à un jeu de gestion des années 90, mais de près on remarque vite que son style artistique a son charme et qu’en termes de jeu de gestion, il pourrait bien être une proposition intéressante. En phase alpha 2 sur 11 (ils ont tout prévu), le jeu est encore loin de posséder toutes ses fonctionnalités. Malgré la jeunesse du produit, on peut déjà percevoir ses forces. Les différentes fenêtres et overlays du jeux permettent rapidement et efficacement de se faire une idée du statut de son industrie. Toutes les informations que l’on cherche sont disponibles en seulement quelques clics.

Une grande partie du jeu évolue autour des ressources naturelles disposées à travers un énorme terrain de jeu. La tâche du joueur est de combiner ces matières premières pour remplir les besoins de villes grandissantes: plus elles grandissent, plus elles demanderont des matériaux raffinés. Rise of Industry possède plus d’une centaines de types de ressources à produire. Il y a de quoi faire.


Railroad Empire

Encore un jeu de gestion où les transports sont mis à l’honneur. Railroad Empire vise le même public que Railroad Tycoon en son temps. Le but du jeu est de développer une entreprise de transport plus rapidement et efficacement que ses adversaires. Chaque carte dispose de villes et de ressources et c’est au joueur de relier intelligemment le tout. Comme tout jeu qui porte un train en premier plan sur sa jaquette, Railroad Empire met la modélisation de wagons et de locomotives en haut de sa liste des priorités. Du coup, j’ai eu droit au traditionnel zoom sur un train en marche et des explications sur les performances des wagons relatives à la taille de leurs roues. Quand ma seule réaction à tous les détails mécaniques que m’a pointé mon interlocuteur était que je trouvais la fumée bien rendue, il a compris qu’il était temps de passer à la suite. C’est là que j’ai remarqué que c’était l’argument principal du jeu qui m’était passé à coté. La présentation s’est rapidement conclue.