Les rendez-vous de la Gamescom, c’est un peu comme une boite de chocolats. On ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Lorsqu’on m’a assigné un rendez-vous pour Halo Wars 2, le RTS Xbox One basé sur l’univers éponyme, je m’imaginais être accompagné par des fans de la licence qui joueraient des coudes afin de s’asseoir sur le siège de devant au milieu pour poser 15’000 questions sur le jeu et la manière dont il se rattache à l’univers d’Halo. Las, « tu seras donc le seul journaliste » me dit le PR Manager de Microsoft. Moi qui n’ai jamais touché à un jeu Halo Wars, j’étais fait comme un rat.

Je rentre donc dans la salle. Deux développeurs m’attendent et me proposent de m’asseoir sur le siège du fanboy de service, devant au milieu, ce que je fais bien sûr, inutile d’essayer de me mettre en arrière à droite, qui est pourtant ma place de prédilection. « Vous avez bien sûr déjà joué à un Halo Wars? » me demande l’un des développeurs. Je réponds d’un timide « Oh, un peu au premier, mais pas encore au deuxième ». C’est là que je me rends compte en plus qu’il ne s’agit pas de Halo Wars 2, mais d’un de ses DLC. Je ne savais pas qu’ils organisaient des rendez-vous Gamescom pour des DLC d’ailleurs. Il faut croire qu’avec la chute du nombre de jeux produits par les gros éditeurs, il faut bien combler le vide avec autre chose.

J’allume mon ordinateur un peu en panique pour prendre des notes, mais celui-ci a la bonne idée de lancer une mise à jour, une scène que le responsable, debout derrière moi, a pu admirer dans toute sa splendeur. Mais vu que ça n’est pas le premier moment de solitude que je traverse dans ma vie, je me mets à prendre des notes une fois la mise à jour terminée comme si de rien n’était.Halo-Wars-2 Gamescom 2017 Microsoft

Le DLC comprendra apparemment une campagne solo, un mode multijoueur, ainsi qu’un mode horde de style « tower defense », me dit le développeur. Je note, je note. Il lance la mission qu’on lui avait dit de me montrer. Elle commence par une cinématique qui met en scène deux frères lézards humanoïdes, dont je n’ai pas bien entendu la discussion, puisque le brouhaha sonore de la Gamescom la recouvrait sans problème. « C’est une mission de sauvetage », qu’il me dit et commence à me raconter plein de choses que je n’entends qu’à moitié à cause de ce même brouhaha. Les factions, l’histoire, l’univers Halo. J’observe des méchas qui se déplacent sur une map. Notre développeur semble passionné, et transmets cela de manière très communicative.

C’est alors que, tout à coup, se rendant compte qu’il était trop occupé à me raconter son jeu, il en oubliait les obligations “corporate” propres à ce genre de rendez-vous. « D’ailleurs, le jeu tourne en 4K, c’est du vrai 4K, pas de l’upgrade de résolution. 4K natif, sur une console Xbox One X, cela donne des graphismes magnifiques. ». Maintenant qu’il le dit, c’est vrai que l’arc électrique qui sort du bras du mécha pour annihiler un tank adverse est…ben très joli, c’est un fort bel arc électrique. « Ça ne serait pas possible sans la 4K ! », qu’il m’assure. J’acquiesce en souriant, histoire de lui faire croire que la 4K, je trouve quand même ça formidable.

« Il ne reste que 10 minutes » annonce alors le PR manager assis derrière moi. Le développeur coupe donc instantanément sa partie pour me montrer le mode horde. On ne peut pas dire que j’aie compris grand-chose jusqu’à présent, je me dis donc que là, ça sera peut-être mieux.

Il me montre donc le mode horde, principal atout de ce jeu…de ce DLC, pardon. Il faut donc défendre une base contre des vagues d’ennemis qui essaient de la détruire. Jouable en coopération avec 2 autres amis qui possèdent le jeu…enfin le DLC (une denrée rare à ce qui parait). On peut choisir sa faction, son général, choisir d’étendre sa base vers l’extérieur au risque qu’elle se fasse détruire par les vagues d’ennemis, ou alors la jouer « safe » et rester retranché. Tout ceci a une bonne gueule de RTS, il faut bien le dire. Ça serait pourtant tellement plus facile, pour vous transmettre mes impressions sur un jeu, que j’aie simplement pu y jouer moi-même quelques minutes durant. Mais bon, il faut croire qu’on n’est pas dans la zone business de la Gamescom pour ça. Le but de ce mode sera de faire le score maximal, et il y aura des classements en ligne. Si ce genre de choses vous intéresse, vous êtes informés.

« Il reste 3 minutes » dit alors le PR manager. « C’est l’heure des questions! ». Oh zut, les questions. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir demander? Je n’ai pourtant pas le choix, je suis seul dans cette salle et les deux développeurs présents s’assoient devant moi et me fixent du regard de manière aussi sympathique qu’insistante. Je fais semblant de terminer d’écrire ma phrase sur mon ordinateur portable tout en réfléchissant à ce que je pourrais bien leur demander. « Une estimation de la durée de vie de la campagne ? » demande-je un peu fébrilement. « Entre 5 et 6 heures », me répondent-ils. « L’histoire s’intègre dans l’univers de Halo? Elle fait suite à Halo Wars 2? » (je rappelle qu’on parle là d’un DLC, au cas où vous l’auriez oublié). « Oui, quelques mois après la fin de la campagne de Halo Wars 2 » (le jeu, pas le DLC, c’est compliqué tout ça). « Ça sort quand ? », je demande finalement. « Le 26 septembre sur Xbox One et Windows 10 ». Pour le reste, le trailer de lancement pourra sans doute vous informer de manière plus précise.

« Le temps imparti est maintenant terminé » affirme de vive voix le PR manager. Je sers encore la main aux deux développeurs et les remercie pour leur présentation. Le PR manager me flanque dehors. Voilà. C’est le genre de petites surprises que propose la Gamescom. Le genre de rendez-vous où tout va de travers et on en ressort un peu avec la tête qui tourne. Heureusement qu’on peut ensuite aller profiter du bar Microsoft pour boire un café et manger un cookie emballé dans un sachet plastique.