Chez Microsoft, on est relativement toujours bien. Des présentations rondement menées, un accès direct (parfois trop direct comme vous allez le constater) aux développeurs, des jeux vidéo et une bonne ambiance. Récit de deux rendez-vous avec Forza Motorsport 7 et State of Decay 2.

Je n’ai pas le permis de conduire, autant vous dire que les voitures, ça ne me parle pas tant que ça. Alors quand je suis allé voir Forza Motorsport 7 chez Microsoft, j’avais un peu la crainte de voir défiler devant mes petits yeux fatigués une liste de noms de véhicules commençant par GT et finissant par 2RS ou un truc du genre, comme leur partenariat avec Porsche (à prononcer “Porschay”). Mais c’est accompagné de Founet, conducteur émérite, que nous avons découvert derrière toute cette belle carrosserie un véritable jeu. Forza Motorsport 7 est donc une simulation de voitures qui se fait un point d’honneur à avoir de jolis graphismes. Autant vous dire qu’en “true 4K, 60FPS, only on Xbox One X“, le cabriolet il brille de mille feux à l’écran, pour sûr ! Mais Forza Motorsport 7, ce n’est pas que des graphismes au top, c’est aussi plus de 700 véhicules, une campagne solo revue, des événements, des voitures à collectionner, un personnage à personnaliser, des challenges, des trophées en veux-tu, en voilà, la possibilité de streamer sa propre musique, du coop en salit-screen, du multijoueur etc. L’ultime Forza Motorsport 7, le “best game ever” comme a dit le community manager. En même temps, on ne comprend jamais l’intérêt de faire un jeu moins bien que le précédent mais bon. Enfin bref, cette simulation de voiture reste très solide et proposera évidemment tout ce qui se rapporte aux joies du tuning dès le 3 octobre prochain. De quoi faire vroom vroom durant un bon moment.

State of Decay 2

Mes chers amis, il se passe parfois des moments bizarres dans la vie. On se retrouve soudainement seul face à son destin, perdu dans l’immensité d’un monde qu’on peine à comprendre. On avance alors gentiment, difficilement, mais on avance. A la Gamescom, c’est pareil. Des fois, on se retrouve tout seul pour un rendez-vous. Jusque-là, rien de grave, ça arrive plein de fois. Mais quand il y a cinq développeurs face à vous, prêts à vous parler d’un jeu de zombies, il est normal d’avoir quelques craintes. Heureusement, j’en suis sorti vivant et même plutôt content. Ces développeurs, en charge de State of Decay 2, étaient extrêmement gentils et surtout disponibles alors même que j’étais seul face à eux et qu’il aurait été très simple de me donner le discours traditionnel en m’envoyant bouler après 10mn. State of Decay 2 est donc un jeu qui consiste à gérer plusieurs survivants d’une infestation qui a transformé le reste du monde en zombies. Derrière ce pitch traditionnel se cache en réalité un jeu complexe mêlant ressources, crafting, gestion et action, le tout enrobé par une couche narrative efficace. On est ainsi amené à prendre des décisions face aux membres blessés, voire infestés, de notre communauté et à réagir en conséquence. Chaque personnage a ainsi des capacités particulières dues à leurs formations. Jean-Crosoft, médecin, s’avère donc plutôt utile pour soigner les autres tandis que Pauline-Tendo, agricultrice, aura toutes les connaissances pour nourrir les boulets. Mais que faire lorsqu’un de ces personnages s’avère infecté ? Faut-il le sacrifier pour sauver le reste de la communauté ou tenter de le l’aider en effectuant une quête désespérée, sachant que les combats sont particulièrement difficiles à gérer ? Un choix crucial qui peut mener à la perte de plusieurs membres de la communauté. Il faut ainsi trouver le bon équilibre entre planification, gestion, sauvetage, et cruauté (comme dans la vraie vie en fait). La rencontre avec d’autres survivants est un également un événement à risque, sachant que la venue de nouveaux membres peut entraîner des conflits, ou qu’il est possible de se faire attaquer par ces derniers en cas de mauvaises réponses à une demande d’aide. Heureusement, on peut compter sur l’aide d’un deuxième joueur en coopérative qui peut, par la magie de la Xbox One, débarquer sans autre dans notre partie pour venir nous donner un coup de main. Chaque choix, même petit, a ses conséquences qu’il faut assumer et chaque rencontre représente une opportunité. State of Decay 2 est prévu pour mars 2018 et se positionne comme une suite intéressante mêlant gestion, stratégie et action.