La Gamescom est une énorme machine de marketing dans laquelle on s’engouffre chaque année pour se faire harceler par des PR trop enthousiastes qui essaient de faire passer leur jeu pour l’évènement le plus important de notre vie. Si on ne fait pas attention, quelques heures dans ce temple de la manipulation suffisent pour qu’on ne sache plus reconnaître un bon jeu d’un mauvais; il suffit de jeter un œil aux files d’attentes pour se rendre compte que certaines âmes son déjà perdues. Pour se protéger, on résiste, on s’endurcit, on réprime notre âme d’enfant. On se rend aux entretiens de jeux avec un faux sourire et sans aucune intention de se laisser influencer. On s’assoit au fond et on se prépare à critiquer vicieusement tout ce qui nous est présenté. Mais ce matin, après trois minutes de démo de Dragon Ball FighterZ, mes défenses sont tombées, je portais un sourire sincère d’un enfant de 12 ans.

Il va sans dire que j’ai beaucoup de nostalgie pour Dragon Ball, le manga culte a bercé mon enfance et même si j’ai cessé de suivre l’évolution de la série, une pensée à Sangoku et ses amis suscitera toujours de la tendresse chez moi. Ceci dit, je n’ai pas été intéressé par un jeu Dragon Ball depuis Budokai Tenkaichi sur PS2, ils n’ont juste pas su capturer mon attention depuis. Arc System Works, en amenant des graphismes simplement bluffant et leur savoir faire en jeux de baston, a su trouver la formule pour mettre fin à cette trêve et ce dès les premières secondes du trailer d’annonce en juin passé.

Les nouveaux personnages présentés à la Gamescom avaient déjà été annoncés, mais c’était la première fois qu’ils étaient jouables et donc que leurs attaques étaient dévoilées. Nous parlons donc de Krillin, Piccolo, C-16, et C-18, les meilleurs personnages de la série si on y ajoute Yamcha (et oui, je me fiche de votre opinion différente et erronée). À l’instar des autres héros déjà présents, un grand travail a été effectué pour que le game-design des personnages soit authentique au manga/anime, chaque animation rappelle des moments passés avec la saga. Piccolo balance des Makankosappo et des Kakusanyūdōkōdan (j’avoue avoir googlé celui-ci) à tout va, C-16 explose tout avec des Hell’s Flash alors que C-18 demande de l’aide à son frère jumeau. Le plus intéressant est sûrement Krillin qui, en plus de ses habiletés attendues comme le Kienzan, peut lancer un haricot senzu pour soigner ses alliés. Selon le représentant, puisque les combats s’effectuent avec 3 personnages dans chaque camp, de telles habiletés permettent d’avoir des personnages moins puissants tout en maintenant un équilibre dans le jeu. Je ne suis en aucun cas un expert de jeux de baston, mais une fois DBFZ en main, je ne me suis pas rendu compte d’un quelconque désavantage que Krillin aurait pu avoir face à ses adversaires. Un constat un tantinet décevant comme l’idée semblait bonne, à voir.

La prise en main de Dragon Ball FighterZ est facile, ce qui l’éloigne des autres jeux d’Arc System Works tels que Guilty Gear ou Blazblue. La plupart des coups spéciaux sont effectués avec de simples quarts de tours de pad/joystick, et le changement de personnage ou la poursuite aérienne sont simplement liés à des boutons. Cette structure permet de plus penser à ce que l’on veut effectuer plutôt qu’à comment l’effectuer. Ceci ouvre gentiment la porte aux débutants tout en gardant le gameplay sévère que les plus habitués recherchent.

Les développeurs ont bien compris que leur produit allait attirer un tout nouveau public présent simplement pour l’esthétique léchée de leur jeu et ont prévu des modes moins intenses. Un mode 6 joueurs où chacun joue un seul des personnages du combat et le mode campagne qui promet d’être comme un film Dragon Ball où les affrontements sont menés par le joueur. Peu d’informations ont été divulguées sur l’histoire de la campagne, mais les quelques images du trailer laissent penser à des ennemis qui seront des clones des personnages déjà existants.

Dragon Ball FighterZ est sublime à regarder, se joue bien et est ouvert aux nouveaux joueurs. Nous avons vraiment peu de plaintes pour l’instant. La beta qui commence en septembre nous permettra de formuler un avis un peu plus claire, mais il faudra attendre la date nouvellement annoncée de février 2018 pour se faire un avis définitif.