Après quatre ans de développement, un nouvel Assassin’s Creed refait surface pour inonder le marché en fin d’année. La licence la plus lucrative d’Ubisoft revient en effet après une pause bien méritée, histoire de faire souffler les joueurs et reposer la marque. S’il y avait quelques craintes quant à son retour, la démo présentée nous aura finalement plutôt emballé.

Une heure sur le prochain Assassin’s Creed, voilà ce qu’on a eu droit. Une heure pour découvrir les nouveautés mais surtout les différences par rapport aux opus précédents. Il s’agissait là du principal point d’interrogation: était-ce un jeu totalement différent ou finalement une simple “upgrade” des jeux précédents ? Eh bien, disons qu’il y a avec Origins un mixte des deux. Les principes de base n’ont en effet pas changé. Assassin’s Creed Origins est toujours un monde ouvert où on saute sur des gens depuis des murets. Mais si les similitudes restent évidentes, les différences, elles, modifient fondamentalement l’approche que nous avions de cette licence. L’histoire prend place à l’époque de Cléopâtre en Egypte. On est donc amené à évoluer dans un désert de sable, à découvrir des pyramides et à s’aventurer dans des villes plutôt ramassées et très différentes des opus précédents. Exit la ville-personnage aux bâtiments reconnaissables et taillés pour le gameplay, avec Assassin’s Creed Origins, on entre dans une autre dimension. Déjà, les bâtiments ne font qu’un étage et ont des toits plats. Le résultat en termes de level et de game design change drastiquement la chose. On évolue ici au coeur de la foule, entre les bâtiments, on découvre la ville de la rue et non des toits. Il y a évidemment toujours la possibilité d’escalader tout et n’importe quoi (rassurez-vous) mais on sent clairement que le gameplay a changé subtilement. L’approche furtive semble ainsi plus intuitive, et on tente d’abord de repérer les lieux avant de simplement filer sur l’objectif, histoire de ne pas se faire dégommer par l’IA. Cette dernière, revue à la hausse, attaque de toute part, tout le temps. Les ennemis ne semblent plus coincés dans une file d’attente, à l’arrêt avant de se prendre des tartes par le héros. Les phases de combat ont d’ailleurs subi des modifications radicales bénéfiques. Place à un type de combat à la “Dark Souls” avec de l’esquive, une attaque rapide et une autre lourde, une parade et un contre ainsi que l’utilisation de l’arc pour les attaques à distance, le tout intégré dans un système dynamique. Les ennemis attaquent de manière aléatoire, comme dans tous les jeux de rôle traditionnel. En gros, exit le “timing” de contre et les animations chiadées. Il va falloir suer pour contrer trois ou quatre ennemis en même temps tant les mécaniques semblent plus complexes. La fuite devient ainsi une vertu, bien que nous ayons déjà réussi à contourner certaines mécaniques, notamment à travers l’utilisation de l’arc qui peut éliminer des ennemis en un coup bien placé.

Ce qu’on peut surtout en dire, c’est que la période historique choisie n’autorise plus toutes les interactions avec une ville classique mais, qu’au contraire, elle ouvre à la licence un pan entier du jeu vidéo, celui du véritable jeu de rôle en monde ouvert. Tuer un garde et récupérer son équipement fait maintenant sens puisque le personnage principal, Bayek, peut améliorer ses armes. Un arbre des talents fait également son apparition, permettant au joueur de définir son propre style de jeu. On sent qu’Ubisoft s’est démené pour offrir un jeu de qualité et une refonte complète sans non plus partir dans une direction opposée à celle des fans. D’autres ajouts font leur apparition comme la présence d’un aigle, remplaçant de luxe de la mini-map et de la vision de l’aigle. On active ainsi cet animal pour survoler une zone et observer le territoire ou les ennemis avant de planifier un itinéraire vers l’objectif. De quoi amener une dimension stratégique bienvenue. Pour le reste, Assassin’s Creed Origins semble faire le pas dans la bonne direction, que ce soit en termes de lisibilité des menus, de la carte, de la narration et de la maîtrise de l’Anvil, le moteur graphique. On a ainsi était surpris en bien. Il faudra donc surveiller sa sortie le 27 octobre sur PC, PS4 et Xbox One.