AER

A l’origine un projet de Master, AER est maintenant devenu un vrai jeu sur le point de sortir et développé par une petite équipe suédoise de 6 personnes répondant au nom de « Forgotten Key ». Inutile d’attendre du jeu des combats, de l’action ou autres points d’expérience qui permettent de débloquer des compétences supplémentaires. AER se veut principalement porté sur l’exploration et la contemplation. On y incarne une femme capable de se transformer en oiseau dans des environnements aériens mystico-mystérieux. Sa métamorphose lui permettra de voler d’une île flottante à l’autre, dans un univers coloré, clair, minimaliste et onirique. Les petites îles sont peuplées de petits animaux mignons. Les vols d’oiseau sont accompagnés de musiques planantes. Les artefacts magiques sont disséminés dans des ruines millénaires. Ce genre de choses. Pas vraiment trépidant, AER a au moins l’avantage d’assumer son minimalisme et sa volonté de se reposer uniquement sur l’exploration et la découverte de symboles magiques qui vont se mettre à briller lorsqu’on s’en approche et qu’on appuie sur A pour capter l’attention du joueur. Mais on ne peut pas dire que les 20 minutes de jeu m’ont transféré une irascible envie de continuer de voler d’île en île pendant des heures pour faire briller des trucs et parler à des congénères. Déjà présenté à la Gamescom 2016, une date de sortie a cette fois été annoncée, ce sera pour octobre de cette année.


Les Piliers de la terre

Adapté du roman éponyme à succès écrit par Ken Follett, Les Piliers de la terre se veut un point and click à l’aspect narratif très prononcé et au style visuel qui dégage beaucoup de personnalité. La Gamescom était l’occasion pour Daedelic de montrer plus en détail son deuxième chapitre (sur 21). Et disons-le tout de suite, après 20 minutes de pratique, le tout fait mouche. Le jeu présente une excellente symbiose entre la direction artistique, l’atmosphère sonore (la musique est interprétée par le philarmonique de Prague), la qualité des voix et de l’écriture. Mais Les Piliers de la terre n’est pas vraiment un point and click dans le sens classique du terme. Sur les 20 minutes de jeu, on a guère eu droit qu’à une seule petite énigme, le reste étant principalement rempli par des dialogues, ma foi fort bien écrits, et des déplacements à travers les zones de jeu, ma foi1 fort jolies dans ce style dessiné à la main.

Pillars of the earth Gamescom 2017 Dedalic décors

Le roman est réputé très dur et essayant de retranscrire avec réalisme la situation de la vie en Angleterre au XIIe siècle. Et c’est quelque chose que le jeu transpose bien. L’atmosphère est humide et grise, la pluie omniprésente, le sang coule sans retenue, la guerre fait rage et la vie ne semble pas avoir beaucoup de valeur. C’est la merde, comme on dit. Le jeu promet au joueur de pouvoir influencer le déroulement des événements suivant les choix qu’il effectue dans les dialogues à choix multiples ou la manière dont il résout les énigmes. Des éléments sur lesquels il est difficile de juger lors d’une session aussi courte. Et lorsque la responsable a annoncé qu’il fallait maintenant quitter la salle pour faire place au prochain groupe, c’est à contre cœur qu’on lâche la souris et le clavier. Car j’aurais bien aimé continuer l’aventure et savoir comment la trame allait se poursuivre. C’est amusant d’ailleurs, comme il est tellement plus facile de se faire un avis en jouant, plutôt qu’en suivant une présentation power point ou en regardant quelqu’un d’autre jouer. Qui l’eut cru.