Si vous aimez les pirates, vous avez sans doute entendu parler de Sea of Thieves, le prochain jeu du studio Rare. J’ai pu m’approcher de ce futur titre et vous savez quoi ? Il a définitivement fait chavirer mon cœur. L’appel de la mer s’est tout de suite fait ressentir et c’est accompagné d’un orchestre de pirates que j’ai vogué joyeusement sur les flots à la recherche d’un trésor et surtout en quête de nouvelles aventures.

sea of thieves

Nous avions renommé notre équipage « SemperSheep », puisque c’est accompagné des deux lascars de SemperLudo que nous avons vogué une première fois. Accompagnés de ces marins d’eau douce, Gary et moi-même avons pu jouer au pirate et découvrir le joli monde de Sea of Thieves. Si le « Sea » se comprend rapidement, le « Thieves » reste encore un terme flou au vu de la démo présentée, mais nous reviendrons sur cet aspect plus tard. Aidé par un responsable de Microsoft, nous avons tout de suite pris la mer pour aller batailler contre d’autres marins autant expérimentés que nous. Chaque bateau se compose de cinq joueurs qui vont devoir se coordonner pour effectuer les manœuvres nécessaires au bon fonctionnement du navire. Notre capitaine, « Niels Petits Pieds », du haut de son grand mètre, a tenté difficilement de diriger notre équipage plutôt prêt à picoler qu’à travailler sérieusement. Ne voyant pas ce qu’il se passait devant lui, les voiles étant tirées, « Niels Petits Pieds » a souvent crié vainement pour maintenir un semblant d’ordre à l’approche des frégates ennemies. Paniquant, ne comprenant pas ses ordres, j’ai donc pris mes jambes à mon coup, croyant apercevoir un trésor au fond de l’eau. J’ai sauté. L’erreur m’aurait été fatale en temps normal, le bateau s’éloignant à grande vitesse tandis que je sentais déjà le froid de l’océan m’envahir. J’eus juste le temps de constater que l’eau était magnifiquement bien modélisée avant que le gentil développeur ne me fasse réapparaître comme par magie sur le bateau… en pleine bataille. Désordres, contre-ordres et panique à bord ont été les éléments clés d’une victoire chanceuse. Armés de planches en bois, nous avons colmaté les fuites dans la cale et permis ainsi à notre bateau de s’en tirer sans trop de dégâts. Nos canonniers, efficaces au possible, ont envoyé ces journalistes Hollandais vers le fond sans esquisser le moindre état d’âme. Un exploit dans le monde de la piraterie moderne. Après un rapide « GG easy » lancé en direction de ces hurluberlus, notre session s’est terminée. Des premiers pas sympathiques, marrants mais qui peuvent rapidement être limités.

Pour des raisons techniques, la démo de Sea of Thieves était limitée en action. Ainsi, c’est en discutant en session privée avec les développeurs que j’ai appris plusieurs nouveaux éléments qui seront implantés par la suite. Actuellement, aucune notification, aucune interface n’est envisagée. Les développeurs ne veulent pas sortir le joueur du jeu par des visuels insistants. Il n’y aura ainsi aucune alerte qui indiquera les dégâts du bateau. Il faudra donc observer et écouter son navire: entendre les planches craquer ou voir les rats remonter des cales seront les seuls éléments distinctifs qui permettront de comprendre que son bateau est mal en point. Sea of Thieves fera la part belle à l’exploration et à la chasse au trésor. Pour assurer une certaine cohérence, les développeurs ont repensé le système classique des MMO: ce ne sera pas le nombre de joueurs que vous croiserez qui sera important mais la fréquence à laquelle vous les rencontrerez. Le but étant d’éviter de devoir batailler sur l’eau toutes les deux minutes. L’exploration et la chasse au trésor seront plus compliquées que dans d’autres jeux. Il n’y aura pas, à l’heure actuelle du moins, de carte du monde. Les repères ne seront que visuels en jeu. Quant aux trésors, il y en aura de différentes sortes et il faudra les ramener dans un port pour les revendre. Sachant que transporter des trésors ralenti le bateau, des choix cruciaux devront être réalisés lorsqu’un navire ennemi sera en chasse: soit laisser une partie du trésor à la mer et s’enfuir, soit accepter le risque de combattre et de tout perdre. Sea of Thieves prend donc le parti de ne pas guider le joueur mais de le laisser découvrir et expérimenter ce monde de pirate. Malheureusement, les villes, la partie exploration d’une île et les combats d’épée n’ont pas été montrés et j’espère sincèrement qu’il y aura plus que de simples batailles navales, sans quoi l’intérêt risque d’être très vite minime.

Autre point important, Sea of Thieves bénéficiera de la technologie cross plateforme de Microsoft. Il sera ainsi possible d’acheter un seul jeu mais d’en disposer et sur PC et sur Xbox One, tout en jouant avec des amis qui sont sur une plateforme différente. Tout a été pensé pour rendre le jeu « fairplay » entre les plateformes. Tirer au pistolet doit procurer la même expérience à la manette qu’au clavier/souris. Techniquement, Sea of Thieves a également été pensé pour tourner sur de petites configurations PC, en 720p et 60FPS, d’où un design cartoon s’accommodant parfaitement aux différentes configurations.

Si l’expérience en groupe avec des amis a été concluante, il faudra juger du jeu avec de parfaits inconnus. Comment communiquer sans casque par exemple ? D’autres interrogations s’ajoutent à la longue liste de questions qui préexistaient avant cette sessions hands on et cette discussion. Quel est le but de ce jeu ? Quel est son contenu, sa raison d’être ? Pourquoi prendre la mer et voguer sur les flots ? Il faudra encore patienter pour avoir des réponses concrètes mais on ne peut qu’espérer que la suite du développement prenne en compte ces éléments, sans quoi Sea of Thieves ne sera finalement qu’un pet dans l’eau (mais de la belle, l’eau).