Mount & Blade: Bannerlord est extrêmement similaire au jeu le plus populaire de la série: Mount & Blade: Warband, au point où à première vue on pourrait même les confondre. Ce n’est pas pour autant que Bannerlord n’est pas digne de notre excitation, c’est d’ailleurs pour moi l’un des plus gros jeux de la Gamescom.

Pour un jeu à plus petit budget, l’échelle à laquelle se déroule la série Mount & Blade est tout simplement impressionnante, en plus de proposer des batailles et des sièges avec plusieurs centaines de soldats en solo comme en multijoueur, le jeu turque ajoute des éléments de RPG et de gestion qui en font un jeu parfaitement addictif. Mount&Blade 2: Bannerlord ne compte pas changer fondamentalement les mécanismes, mais tente plutôt de leur donner plus de profondeur.

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La vidéo que TaleWorlds présentait lors de la Gamescom était une version rallongée de celle accessible à tous (voir plus bas). Si la partie supplémentaire à laquelle la presse à eu droit ne donnait pas beaucoup de détails supplémentaires sur le jeu, elle mettait mieux en contexte la bataille si rudement menée, ce qui a eu l’avantage de souligner la force de Mount & Blade.

Au début de la démonstration, le héros est en guerre et poursuivi par un adversaire qui a l’avantage du nombre; une défaite certaine en champs de bataille ouvert. Le joueur réussit pourtant in extremis à se réfugier dans son fort le plus proche tout en espérant que l’adversaire en surnombre ne tentera pas le siège. Raté ! Une stratégie qui s’est avérée être un mauvais pari, alors même qu’immédiatement un camp de siège s’est levé aux portes du fortin. Même si une attaque de front des assaillants ne semble pas être une menace immédiate, l’attente ne les gêne pas non plus. Après plusieurs jours, des engins de sièges commencent à être visibles depuis les remparts, alors que les vivres et le moral diminuent. Il est temps d’agir. En quelques clicks, le défenseur se retrouve derrière son portail à la tête de ses troupes pour une sortie qui s’annonce sanglante. Il faut encore un dernier replacement des troupes par le commandant, la cavalerie devant pour rapidement atteindre l’objectif et des archers sur les murs pour couvrir la retraite des survivants une fois l’objectif anéanti, et la bataille peut commencer. Ces catapultes ennemies ne doivent pas s’approcher de la muraille en bois.

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Les portes s’ouvrirent et les chevaux s’élancèrent dans la brèche. Le plan semblait marcher; les ennemis, désorganisés, n’arrivaient pas à tenir leur position et perdaient rapidement du terrain face à la cavalerie. Les troupes avaient réussi à prendre des armes en bois massif et à mettre en déroute l’abordage, mais à chaque seconde de nouveaux adversaires ramassaient leur lance et se jetaient dans la mêlée. A l’arrière de l’armée qui se désorganisait de plus en plus à chaque instant, le commandant assistait au carnage en criant et gesticulant ses ordres, la plupart perdus dans le chaos avant d’atteindre les soldats. En même temps, la folle charge de la cavalerie diminuait et sa force faiblissait. Les corps sans vie des précieux soldats chèrement recrutés frappaient le sols à intervalles de plus en plus rapides. Enfin, dans un fracas de libération, la dernière catapulte s’effondra. La retraite fut annoncée et l’armée se mise à reculer, mais pas avant que trois cavaliers de plus soient désarçonnés. La retraite pris rapidement des allures de fuite et les soldats se mirent à l’abri sous le feu allié et à bonne distance des tirs adverses. Une fois de retour au château et le portail barricadé, le compte fut rude; d’énormes pertes étaient à déclarer et hormis ses machines, l’ennemi était à peine esquinté. Ayant perdu l’habileté à détruire les défenses du joueur, le siège allait forcément être retardé. Quelques précieux jours de plus furent bénéfiques pour attendre des renforts alliés, mais personne ne vint. L’ennemi, perdant patience et arrivant sûrement au bout de ses ressources, se présenta aux portes pour demander au héros de se rendre, mais celui-ci s’était tellement démené pour se faire une place dans sa faction qu’il n’y avait pas moyen qu’il perde sa réputation par lâcheté. Une deuxième bataille encore plus sanglante était alors sur le point de se déclencher.

Vous l’aurez compris, ce qui rend Mount & Blade si unique, c’est que chaque partie raconte une histoire fantastique sans rien scripter, elle vous est personnelle. Chaque instant est le résultat d’un cumul de ses choix précédents, donnant une lourde sensation de conséquences même aux plus petites décisions. On ne peut qu’espérer que les améliorations aux sièges, en diplomatie et en possibilités de rôle play multiplieront les choix pour encore plus customiser le scénario.

Malgré l’amélioration technique sur les précédents volets, ce n’est pas les graphismes qui vont attirer les nouveaux joueurs vers Mount & Blade: Bannerlord. Par contre, la multitude de petites nouveautés et d’améliorations qui faciliteront la vie lors de longues parties et créeront des scénarios originaux devraient réjouir les vétérans de la série comme les nouveaux venus.