Se faire accueillir par un «PR» (responsable de la relation publique) fait toujours un peu peur quand on doit aller découvrir un nouveau jeu. Mais Niels, qui nous a reçu chez Ubisoft pour Anno 2205, a d’emblée mis les choses à plat : «Avec notre dernière mouture (NDLR : Anno 2070), nous avions pris un gros risque et il a été difficile de convaincre les joueurs.» C’est vrai que le saut vers le futur était osé. Cela n’a pas empêché Blue Byte de continuer sur sa lancée.

Le but est toujours le même, réussir à faire perdurer son peuple. Les ressources sont le nerf de la guerre et il faudra s’extirper du territoire de base pour pouvoir grandir. Plusieurs cartes à exploiter donc et trois environnements : climat tempéré (début du jeu), l’Arctique et la lune. Oui, oui, la lune. Le système de jeu et le nouveau moteur ont été conçus pour qu’il y ait une relation constante entre tous les espaces. C’est-à-dire que, même si vous êtes concentrés sur un emplacement de votre empire, les autres continuent à fonctionner pour que les flux ne s’arrêtent pas.

Il faut oublier le choix de faction, le jeu change suivant l’endroit où vous vous trouvez, le gameplay aussi, évidemment. Il faudra donc faire preuve de créativité pour dompter tous les éléments perturbateurs. D’après les développeurs, comptez une centaine d’heures pour s’approprier une carte, il y en aura une dizaine de base, donc la longévité ne sera pas un problème.

Finalement, Blue Byte a décidé d’implanter des phases de RTS. Il s’agira de piquer des ressources à la faction ennemie. Non-obligatoires, ces missions sont présentes pour apporter un peu de diversité au jeu et permettre de pimenter un peu votre (longue) partie.

Anno 2205 m’a bluffé, tant graphiquement qu’en matière de mécaniques de jeu. C’est mon jeu de la Gamescom 2015, et soyez certains que lors de sa sortie le 3 novembre prochain, le jeu tournera chez moi.