Annoncé en 2013, The Division voulait créer le même effet de surprise que son copain Watch_Dogs. Or, bien que les cinématiques se ressemblent étrangement, The Division n’a pas forcément récolté autant d’intérêt. Malgré cela, le jeu du studio Massive Entertainment peut s’appuyer sur un moteur graphique qui envoie du lourd. Mais, insensibles que nous sommes face à ces illusions visuelles, nous nous sommes posés des questions. Petite réflexion autour d’un jeu qui pourrait soit devenir vraiment génial, soit être un des pires lancements de la gamme Ubisoft. The Division nous a donc divisé… (on ose, nous !)

 The Division

Tout d’abord, parlons de la présentation. Les développeurs ont pris le soin de (re)montrer le trailer de l’E3, histoire de mettre à jour les mauvais élèves. On incarne donc un type avec un sac à dos qui fait partie de la section The Division. Une épidémie lors du Black Friday (les soldes) s’est déclarée à New York ce qui a provoqué la destruction de la civilisation américaine. Les membres de cette section de héros vont devoir reconquérir la ville quartier par quartier, maison par maison. Un objectif clair qui a de quoi faire rêver les amateurs de tourisme pédestre. New York est d’ailleurs modélisé entièrement, un exploit de taille vu la densité de cette mégalopole. Les développeurs nous ont gratifié ensuite d’une séquence de gameplay à trois joueurs : deux joueurs sur Xbox One et un troisième larron sur sa tablette. Une séquence permettant aux journalistes d’apprécier la variété du gameplay.

The Divison2

The Division propose différentes manières de jouer. Des upgrades à choisir en fonction du style de jeu à adopter sont disponibles, ce qui autorise le changement d’arme afin de la modifier selon ses besoins. Par exemple, la bombe roulante aperçue dans les trailers peut avoir plusieurs déclinaisons : en effet, elle peut exploser ou immobiliser l’ennemi en devenant une bombe flash. Deux utilisations différentes qui donnent au gameplay un côté stratégique qu’il faut définir avant de se lancer dans des échauffourées. L’un des deux joueurs sur le terrain était amené à soigner son coéquipier. Quant au troisième, le drone, il est uniquement jouable depuis une tablette. Mais cette manière de jouer ne nous a pas forcément séduits. Le développeur en charge de la démo semblait clairement s’en foutre royalement et nous n’avons vu ou compris l’intérêt de ce système, sauf à une exception lorsqu’il a spotté puis ébloui des ennemis. Cela nous alors amené à réfléchir sur le mode coopération de The Division. Tous les trailers et cette démo montraient clairement que la coopération était au centre du jeu. Mais qu’en est-il du solo ? Que se passe-t-il si un joueur ne trouve personne pour partager sa partie ? Tant de questions qui nous posent encore problème. Quant à la difficulté du jeu, elle semble à l’heure actuelle assez simple. Néanmoins, ce ne sont encore que des interrogations.

 

The Division est donc une production qui apparaît sous deux tableaux. Le premier consiste à y voir un magnifique jeu d’action coopératif dans un univers post-apocalyptique qui sentira bon les parties entre copains. L’autre, par contre, exprime un sentiment plutôt mitigé. Existe-t-il un scénario capable d’accrocher un joueur solitaire? Les combats ont l’air tactique mais semblent assez répétitifs malgré l’utilisation de divers gadgets. On se cache, on se lève, on tire, on se baisse. Il y a encore quelque chose qui refroidit tout l’enthousiasme que l’on pourrait avoir pour The Division, quelque chose difficile à exprimer, un peu comme si ce jeu manquait, au fond, d’âme. Ce sera manette en main qu’il faudra juger plus concrètement The Division. En attendant, on observe et on retient notre souffle