Comment ? Un nouveau Far Cry ? Après un 5ème épisode décevant dans son ensemble et miné par des mécaniques peu reluisantes ? Eh bien oui, Far Cry: New Dawn s’installe comme spin-off en ce début d’année 2019. Qu’attendre dès lors d’une licence qui a décidé de faire de sa boucle de gameplay l’attrait principal épisode après épisode, sans jamais véritablement se redéfinir ? 

On reste dans le Montana mais on l’agrémente joliment d’un décors post-apocalyptique rosé. New Heaven se transforme ainsi en un nouveau paradis qui s’est reconstruit sur une nature florissante et colorée. Pour le reste, on retrouve ce qui faisait déjà le sel de Far Cry 5. Au milieu de ce décors, on incarne un capitaine venu aider Prosperity, une communauté qui se développe sur un passé détruit et qui peine à se défaire des ravageurs, un gang mené par deux soeurs dont la caractéristique principale débute par un F et se termine par OLIE. Il va donc falloir calmer des chauves en battes et… surprise surprise, libérer des camps ou aider des citoyens à retrouver d’autres citoyens. Bref, de ce point de vue là, on reste en terrain connu.

Si le scénario ne casse pas des briques, Ubisoft s’est surtout concentré sur l’expérience de jeu tout en remodelant son gameplay pour y amener une dimension jeu de rôle. Une initiative salvatrice qui amène un véritable coup de neuf à une licence qui en avait définitivement besoin. Oh attention, je ne suis pas en train de dire qu’il s’agit là d’une sacrée révolution et que vous allez être épatés par les nouveautés. Non, loin de là. Juste que la formule semble affinée, mieux pesée, mieux ajustée. Far Cry: New Dawn cherche ainsi à se rapprocher, à sa manière, des open world avec des ennemis disposant de barre de vie, des hub à (re)construire et un style de jeu se définissant enfin par un choix limités de port d’armes (du moins au début). Les capacités débloquent des améliorations de compétences, parfois en rajoutent, mais ne changent fondamentalement pas vraiment le gameplay latent. On est donc on en terrain connu mais avec quelques nouvelles touches agréables qui amènent une petite brise fraîche à l’ensemble.

Au milieu de ce nouveau monde qui se reconstruit, on peut surtout admirer la qualité première de Far Cry qui consiste à plonger un joueur dans des environnements surprenants et pourtant si vrais. Far Cry: New Dawn ne déroge pas à cette règle, et fait de ce nouveau Montana un endroit appréciable, bien plus que son prédécesseur en réalité. Par la qualité de ses paysages, ses couleurs rosées et un renouveau du côté du level design, l’exploration prend un sens nouveau. Agréable et d’une justesse qu’on avait oublié jusqu’à présent, on se reprend au jeu, à se balader gentiment, à découvrir de vieilles caches et à libérer des camps pour ouvrir la carte et engager de nouvelles missions. Far Cry: New Dawn n’est jamais extraordinaire mais il a su retrouver une part de fun qui manquait cruellement à Far Cry 5, miné par des problèmes de game design et des mécaniques brouillonnes.