L’année 2015 touche bientôt à sa fin et encore aucun FPS n’est sorti du lot. D’ailleurs en prenant la liste de ces derniers, il n’y a pas grand monde à citer. Tous se sont faits petits, même le grand Star Wars : Battlefront pourtant tant attendu. Alors pourquoi ne pas finalement se tourner vers le FPS annuel d’Activision ? C’est donc en ce début d’hiver que Treyarch, le développeur, a décidé de nous servir sur un plateau son nouveau Call of Duty, un jeu qui gagne en qualité et en quantité!

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Développée uniquement par Treyarch, la série des Black Ops, plus communément appelés « BO », a toujours proposé une narration explosive. Celle-ci, toujours tirée par les cheveux, évoque les blockbusters américains, des histoires complètement  inventées de toute part qui régalent. L’impression de suivre un film à rebondissements est une expérience marquante et sans doute ce qui a fait le succès des Call of Duty. Black Ops III débute donc en 2065 et suit directement les événements de BO II. Différentes factions sont entrées en conflit afin de s’accaparer des ressources naturelles d’une terre dévastée et subissant un réchauffement climatique. De quoi s’intéresser un peu à l’actualité.

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La partie campagne est le sujet le plus délicat d’un Call of Duty. La licence, plutôt connue pour être brève, prend avec cet opus un tournant différent. La campagne se termine au bout d’une bonne douzaine d’heures et ce, sans grande difficulté. Quant à l’histoire, il s’agissait pour Treyarch d’arriver à occuper le joueur et à faire en sorte qu’il ne s’ennuie pas et qu’il continue au fil du jeu à s’immerger dans l’univers. Sur ce point, Treyarch divise. Le jeu en lui-même est bien réalisé et le côté futuriste est complètement assumé mais la narration se montre parfois surprenante. On se retrouve étonnée de certaines idées du début à la fin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’imagination des développeurs n’a aucune limite. Traverser un champ de bataille de la seconde guerre mondiale en regardant les soldats que l’on tue s’envoler et finalement s’écraser a quelque chose de complètement insensé. Heureusement, tout cela semble conscient et assumé.

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Du point de vue du contenu, cette partie solo est plutôt complète. En effet, une fois n’est pas coutume, ce troisième épisode en a sous le capot. Il est possible de piloter un avion, casser des robots, conduire différents drones, hacker ces derniers à distance grâce à des compétences et même pouvoir incendier les ennemis. Les phases sont suffisamment diversifiées pour maintenir l’intérêt du jeu. Une bonne trentaine d’armes forme l’arsenal du joueur et participe à rendre l’action également plus variée. Petite évolution en ce qui concerne ces dernières: il n’est désormais plus possible de ramasser les armes des ennemis. En revanche, des caisses de ravitaillement sont disposées partout, ce qui permet de créer un équipement avant chaque mission. Il est ainsi possible d’appréhender l’armement disponible du mode multijoueur durant la campagne solo. Différentes peintures qui peuvent être créées par le joueur complètent la personnalisation des arme.

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Le multijoueur, qui reste la valeur sûre de la licence, semble s’étendre encore avec BO III. Le titre regorge de contenu, de modes de jeu et de personnalisation. On y trouve même un mode « free run » ou « parkour » qui pousse le joueur à effectuer une course et des acrobaties le plus vite possible jusqu’au bout d’une piste. Le système de prestige est toujours d’actualité et les atouts restent inchangés, tout comme les bonus de séries d’éliminations. La grande nouveauté concerne la classe des spécialistes qui fait son apparition et offre des atouts particuliers.

Le mode zombie s’est vu non seulement améliorer mais du contenu supplémentaire a été rajouté. En plus de cela, il s’offre un univers bien à lui: terminé le jet-pack, bonjour le steampunk et les armes tout droit venues de Bioshock.

Voilà le FPS qui se démarque des autres cette année. Certes, ce Call of Duty a des défauts : l’IA est toujours autant à la ramasse et les scènes de gunfight peuvent paraître parfois longues. La version PC a souffert durant les premiers jours d’une optimisation en dents de scie. Mais malgré ces petits problèmes, le jeu reste très complet. Treyarch a décidé de sortir le grand jeu en proposant ce FPS « pop-corn » qui a plus le goût d’un plat solide et équilibré que de maïs réchauffé.