Le regard suspicieux, la manette fébrile, nous avons lancé Anthem à l’occasion de sa démo jouable ce week-end pour se faire un avis sur ce titre déjà controversé. Avec un peu plus de cinq heures de jeu, les impressions sont plutôt bonnes mais attention à l’excès de confiance.

Développé par Bioware et édité par EA, Anthem est un jeu coopération allant jusqu’à quatre joueurs dans lequel différents javelins (des sortes de gros méca) volants annihilent la menace d’une faune locale légèrement agressive. Mélangeant univers de science-fiction, fantaisie et ayant un côté lorgnant vers Avatar, Anthem se situe dans la même veine qu’un Destiny ou Warframe. Un GaaS (Game as a Service) qui joue gros et qui ne doit en aucun cas subir un échec commercial ni critique sous peine de faire chuter encore un peu plus EA qui devrait s’en prendre cette fois à son studio phare.

Heureusement, Anthem a suffisamment de points positifs pour avoir su dissiper en nous les quelques appréhensions que nous avions. Premièrement, Anthem est plutôt beau graphiquement, et offre un dépaysement unique en termes de paysages. Artistiquement très à la pointe, il l’est également d’un point de vue technique : animations extraordinaires, fluidité de mouvement, agilité des javelins et sensation de vol ne sont là que quelques aspects qui font d’Anthem un produit fignolé malgré certains bugs venus entacher cette démo.

Concrètement, cette démo était l’occasion de tester au moins deux javelins à travers trois missions dont une dernière relativement longue se concluant par un affrontement épique contre une immense bête. Ce combat aura permis de constater qu’au-delà du fait que ces boss sont des sacs à PV, Anthem se construit également autour de certaines mécaniques de combo entre les équipiers. Les javelins disposent tous d’habilités différentes et peuvent s’équiper d’armes ou de boucliers, proposant ainsi plusieurs manières de réaliser des combos en mélangeant le tout en combat. Un aspect qui semble très prometteur et devrait créer des synergies intéressantes entre les pilotes.

Se divisant en quatre catégories, les javelins se dirigent tous différemment lorsqu’ils sont exploités au maximum de leurs capacités. Si l’un d’eux joue le rôle de tank, les autres auront à cœur d’effectuer un maximum de dégâts à distance ou au corps à corps. Rapides, agiles ou lourds, disposant d’un arsenal complet, ils ont tous une manière de jouer unique qu’il faudra découvrir au fil du temps. S’ajoute à cela une couche non négligeable de customisation qui permettra de définir son gameplay de la meilleure manière qu’il soit selon ses goûts, le tout à travers diverses armes et capacités supplémentaires. En ce qui concerne la narration, l’un des points les plus mystérieux d’Anthem, difficile d’en dire quoique ce soit. Les trois missions scénarisées offraient des cinématiques et une certaine implication dans le monde d’Anthem mais ce sentiment d’immersion est très vite tombé à plat dès le moment où nos coéquipiers se mettaient à nous raconter ce qu’ils ont looté alors même que nous étions en pleine cinématique.

Il faudra donc attendre la version finale pour découvrir l’entièreté du contenu d’Anthem et poser un jugement définitif sur ce titre de Bioware mais de ce que nous avons pu voir, il apparaît comme une expérience agréable, fun et bien réalisée. La conduite des javelins, les animations et les différents combats offrent en tout cas de bonnes sensations en vue de sa sortie prévue pour le 22 février sur Xbox One, PS4 et PC.