Quels que soient vos hobbys et votre profession, vos habitudes auront été bouleversées par la Covid. Même le jeu vidéo qui se pratique souvent seul à la maison n’aura pas été épargné. Les grands événements qui rythment l’année vidéoludique comme l’E3 et la Gamescom n’ont pas pu avoir lieu et plusieurs jeux ont dû être repoussés à l’année prochaine. Par contre, la popularité du jeu vidéo est montée en flèche grâce aux confinements, quarantaines et couvre-feux mis en œuvre partout sur la planète. Il n’y a aucun doute que le jeu vidéo a été un bon passe-temps quand il n’y avait rien à faire, mais aussi un incroyable outil de socialisation pendant ces journées loins des autres.

Avec un tel afflux de nouveaux joueurs, ce n’est pas trop étonnant que les jeux les plus populaires de l’année aient été Animal Crossing: New Horizons, Fall Guys: Ultimate Knockout et Among Us. Les trois sont particulièrement accessibles et possèdent une dimension sociale importante. Among Us n’est même pas un jeu sorti cette année, il date de 2018 et a été repêché par des streamers qui l’ont présenté à un public confiné, plus prompt à apprécier l’expérience. De tels succès ont certainement dû attirer l’attention des grands éditeurs qui risquent de sortir des expériences multijoueurs moins compétitives dans les années à venir. Il reste à voir si ce genre de jeu sera encore apprécié une fois la planète déconfinée.

Le streaming en ligne s’est réellement affirmé comme outil de marketing incontournable en 2020. Les succès de Fall Guys et Among Us ont entièrement été construits sur Twitch. La plateforme de streaming d’Amazon est d’ailleurs devenue la seule exclusivement dédiée au streaming quand Mixer n’a pas réussi à faire grimper ses chiffres malgré le confinement et a fermé ses portes. La seule compétition de Twitch se trouve désormais sur Facebook Gaming et Youtube Live. Les services de cloud gaming semblent avoir accepté que leur temps n’est pas encore venu. Google, Microsoft et Amazon ont des solutions fonctionnelles en ligne, mais aucun d’entre eux ne semble activement les promouvoir. La technologie est prête, mais le public semble encore réticent à l’idée.

Epic Games ayant plus ou moins réussi à faire accepter son store chez les gamers, a décidé de s’attaquer à de plus gros poissons que Steam, à savoir Apple et Google. La boîte de Tim Sweeney met la pression sur les géants de la tech pour qu’ils adaptent le taux de leurs stores au 12% qu’elle tente de standardiser. Pour l’instant, la bataille semble difficile, mais quelques retombées positives sont déjà à déclarer. Apple a réduit son taux de 30% à 15% pour les petits développeurs.

Le jeu chinois a commencé à percer en occident et ça ne semble être que le début. Alors qu’il a été la cible d’énormément de moqueries pour ses ressemblances à The Legend of Zelda: Breath of the Wild, Genshin Impact a réussi à se trouver une énorme audience à sa sortie. Le jeu de miHoYo est resté dans les titres les plus streamés de Twitch pendant plusieurs mois et a été propulsé au haut de la liste des jeux mobiles rapportant le plus d’argent, alors même qu’il avait aussi des versions PC et PS4. Lors de la première présentation de jeux Xbox Series X, Bright Memory: Infinite a non seulement été le premier titre à avoir été montré sur la nouvelle console de Microsoft, mais a aussi été l’un des plus impressionnants du showcase. Finalement, le studio Game Science a su faire parler de lui avec le trailer de gameplay de Black Myth: Wu Kong qui démontre un bon savoir-faire technique, mais aussi un système de combat plutôt impressionnant.

Passons du côté des constructeurs de consoles. Sony a fait une belle année sur PS4 grâce à ses jeux qui étaient en développement depuis des années et ses titres repoussés de 2019. Final Fantasy VII: Remake, The Last of Us 2 et Ghost of Tsushima à eux seuls ont raflé une énorme partie des prix des Games Awards. Sony a aussi publié, Dreams que nous avons trouvé très impressionnant, et Nioh 2. L’année de Nintendo a été médiocre, mais ça ne l’a pas empêché d’avoir un succès énorme. Au-delà de ses remakes/remasters incessants et de qualité discutable, Nintendo a développé deux jeux: Animal Crossing: New Horizons et Paper Mario: The Origami King, deux titres auxquels nous avons joué, mais qui ne nous ont pas assez intéressés pour en parler sur Fellowsheep.ch. Malgré notre indifférence, Animal Crossing a rencontré un succès phénoménal ayant vendu plus de 26 millions de copies et étant bien placé pour devenir le jeu le plus vendu de la Switch. Microsoft a continué avec sa stratégie de publier des jeux plus niches pour attirer ses utilisateurs vers son Game Pass. Ainsi, le géant américain a sorti Flight Simulator, Gears Tactics, Grounded (en early access), Tell Me Why, Minecraft: Dungeons, Wasteland 3 et Bleeding Edge. Une liste plutôt fournie, mais qui s’adresse à un public très spécifique.

Bien sûr, 2020 a aussi été l’année de la sortie de nouvelles consoles. Sony avec sa PS5 et Microsoft avec ses Xbox Series. Les deux constructeurs se sont beaucoup observés avant d’annoncer quoi que ce soit, ce qui nous a laissé sur notre faim une majeure partie de l’année. La date de l’E3 était passée depuis bien longtemps avant que l’un d’eux ne daigne annoncer le prix de leur console. Au final, les deux consoles se ressemblent beaucoup. Elles sont grosses, rapides, silencieuses et coûtent 500 francs. La Xbox Series X est un poil plus puissante et la PS5 a un stockage plus rapide, mais dans les faits, ces différences sont à peine perceptibles sur les jeux sortis pour l’instant. La différentiation se fait surtout sur les jeux et services proposés et comme ces 5 dernières années, Xbox a le meilleur service avec le Game Pass et la rétrocompatibilité et la PS5 a le meilleur catalogue software avec Demon’s Souls et Spider-man Miles Morales (aussi sur PS4). Suite à une démo décevante de Halo: Infinite, Microsoft a décidé de le repousser à fin 2021. Un coup dur pour la Xbox qui a ainsi dû sortir sans aucun jeu exclusif. Cette absence de nouveau contenu pourrait encore bien durer jusqu’en 2022.

Microsoft sait bien que sa faiblesse se situe au niveau de ses jeux et a surpris tout le monde en rachetant Bethesda avant la sortie de sa nouvelle console. À court terme ceci ne change rien, puisque les contrats sont déjà signés avec Sony, mais il sera intéressant de voir ce qu’il adviendra de Starfield, Elder Scrolls 6, ou même Doom. Ce rachat ne s’accorde pas à la stratégie de sortir des jeux de niche que Microsoft a suivi jusque-là, il s’agit peut-être d’un grand tournant dans les plans de la Xbox et du Game Pass. Les services de jeux semblent pousser l’industrie à l’acquisition de contenu et de licences. Microsoft annonce encore vouloir se procurer des studios alors que Take-Two et EA se sont battu pour racheter Codemasters. EA a finalement gagné les enchères et est maintenant en possession des licences F1, Project CARS et Dirt. Nous savons, du coup, que Take-Two a 1 petit milliard de dollars qui traîne et qu’ils cherchent à acheter.

Nouvelle année, nouvel échec d’un looter. Cette année ce fut au tour de Square-Enix de se planter spectaculairement avec un jeu dans ce genre qui ne cesse de se planter. L’éditeur japonais avait réussi, en 2017, à signer un contrat avec Disney pour sortir un jeu Avengers et nous en avons vu le fruit cette année. Le résultat n’a pas été à la hauteur, malgré la présence de Crystal Dynamics aux commandes. Aux dernières nouvelles, le jeu n’a pas encore récupéré ses coûts de développement, alors qu’il s’agit d’une des licences les plus lucratives et populaires de tous les temps. Un véritable échec.

Epic Games ayant plus ou moins réussi à faire accepter son store chez les gamers, a décidé de s’attaquer à de plus gros poissons que Steam, à savoir Apple et Google. La boîte de Tim Sweeney met la pression sur les géants de la tech pour qu’ils adaptent le taux de leurs stores au 12% qu’elle tente de standardiser. Pour l’instant, la bataille semble difficile, mais quelques retombées positives sont déjà à déclarer. Apple a réduit son taux de 30% à 15% pour les petits développeurs.

Il avait été annoncé avant même que la PS4 et Xbox One ne soient sur le marché et il est enfin sorti cette année, plusieurs semaines après la sortie des consoles de la génération d’après. Cyberpunk 2077 est enfin là, et Cyberpunk 2077 est une catastrophe. Son développement à rallonge est le fait qu’il a été repoussé une ultime fois à quelques semaines de sa sortie – après être passé gold – aurait dû suffire à atténuer la hype, mais non, la hype a continué à gonfler tout comme le prix de l’action de CD Projekt Red. On se doutait bien que le développeur polonais aurait dû mal à faire tourner son jeu sur les consoles qui datent de 2013, mais on ne s’était pas imaginé que les performances seraient à ce point exécrables. La situation a davantage été envenimée par le fait que les tests aient uniquement été effectués sur PC car CD Projekt Red a retenu les versions console. Sony a fini par retirer le jeu de son store et par proposer des remboursements automatiques du jeu. En plus de tout ça, même quand il fonctionne correctement, Cyberpunk 2077 n’est pas la révolution que l’on attendait. À la bourse, l’action de CD Projekt Red est passée de 443.00 à 271.40 PLN en l’espace de quinze jours. Avant ça, le studio a été très critiqué pour le traitement de ses employés, qui ont dû travailler jour et nuit pour clore le projet. Les développeurs de The Witcher 3 ont beaucoup de travail devant eux s’ils veulent récupérer une partie de la confiance des joueurs.

Jorris

Eh bien que dire de plus ? Malgré les désastres, on a joué, on a ri, on a partagé des bons moments et découvert de belles histoires. De cette année vidéoludique, deux jeux sortent clairement du lot. Ori and the will of the Wisps qui par sa magie, sa classe et son gameplay aérien aura su me captiver durant les dures heures printanières. Une réussite tant technique que mécanique pour ce second opus de Moon Studios et sans conteste l’une des plus belles expériences de 2020. L’autre claque est à n’en pas douter la plus grande réussite de l’année et l’un des jeux qui m’aura le plus plongé dans une sorte d’hypnose difficile à en sortir encore à l’heure actuelle : The Last of Us 2 est bel est bien la grande claque de cette fin de génération. Son histoire prenante, sa qualité artistique, visuelle et musicale, son casting, et même son gameplay ont su pousser le jeu vidéo vers un nouveau registre. Un troisième jeu s’invite sur cette liste des jeux qui m’ont le plus marqué mais pas forcément pour les bonnes raisons. Après un printemps à convaincre des amis de me rejoindre sur World of Warcraft et quelques mois sur son extension, Battle for Azeroth, nous voilà désormais sur Shadowlands. De nouveaux systèmes, du loot en veux-tu en voilà, des copains sur discord, des mythiques et du raid et de la bière ! Franchement, que demander de plus lorsque toute la vie sociale est paralysée ?

Evidemment, si vous n’êtes pas très mmorpg, il reste les rpg en monde ouvert. Et il faut se le dire, le niveau global est assez hétéroclite. Entre Ghost of Tsushima qui rafraîchit le genre sans être trop innovant, Assassin’s Creed : Valhalla qui reste bon mais qui souffre de quelques problèmes majeurs, Watch Dogs : Legion qu’on aura déjà oublié et Cyberpunk 2077, sorte d’excellent désastre, il y a de quoi faire. Ce dernier, d’ailleurs, aura constitué le pinacle de cette année 2020. Comme prophétique, Cyberpunk 2077 a éclaté en plein vol et malgré des chiffres de vente ahurissants, il reste profondément mal construit et ne nous a malheureusement pas autant emballé que ce que l’on aurait souhaité. Peut-être, avec le temps, sait-on jamais…

Pepy
Année particulière à cause de vous savez quoi. On aura probablement jamais autant joué qu’en 2020. Au printemps, le Doom Guy affrontait Tom Nook pour savoir qui ferait le plus de ventes. Il faut croire que le premier confinement aura plutôt bien arrangé Nintendo sur ce coup-là, le jeu s’étant vendu à plus de 26 millions d’unités, dépassant largement les titres phares de Big N tels que Breath of the Wild ou Super Mario Odyssey. Préférant faire l’impasse sur le BFG du Doom Guy et sur la pelle du villageois, j’ai attendu patiemment le mois d’avril et la sortie du remake de Resident Evil 3 pour me lancer réellement dans cette année vidéoludique. Sans surprise le titre de Capcom se fait agréablement bien. Dans la lignée de RE2 Remake, la recette fonctionne toujours autant. C’est plutôt joli, l’ambiance est là, le rythme est dynamique et la fusion entre l’univers de l’épisode original et le gameplay des opus récents fonctionne parfaitement. Je n’ai pas pour habitude de cautionner les remakes à foison, mais si Capcom nous sort un Code Veronica Remake dans la même lignée, je signe des deux mains.

Du côté de chez Sony, mon attente n’était pas centrée sur FFVII Remake, mais bien sur The Last of Us Part 2. Et je dois dire que plus qu’une claque, ce fut un sacré coup de poing dans le ventre. Le genre de jeu qui ne laisse pas indifférent et dont on se surprend à repenser une fois la manette rangée. Naughty Dog a su prouver une fois de plus sa maîtrise de l’écriture et les partis pris concernant le développement des personnages et l’orientation du scénario furent une véritable bouffée d’air frais. Ce qui n’a pas manqué de créer la gronde auprès d’une partie des joueurs, ayant pour conséquence malheureuse du harcèlement assez sévère sur les réseaux envers les développeurs ainsi que du review bombing hallucinant. Navrant.

Toujours du côté de chez Sony, Ghost of Tsushima, qui marquera la dernière exclusivité de la PS4, était plutôt attendu et le succès commercial fut au rendez-vous. Malheureusement pour moi, la sauce n’a pas pris. Sur le papier il avait pourtant tout pour plaire. Le japon féodal a de quoi faire voyager, le jeu est beau, pour ne pas dire sublime par moment et les affrontements sont tendus et parfois majestueux lorsque l’on maîtrise à la perfection le système de combat. J’ai conscience de passer à côté d’un excellent titre, et pourtant je n’arrive pas à expliquer pourquoi il n’a pas fonctionné chez moi. Une overdose des open world ? Un mauvais timing de sortie ? Qui sait. Dans tous les cas, je me surprend à y repenser régulièrement. J’y reviendrai certainement un jour.

L’automne fut une période plutôt calme en terme de grosses sorties. Ubisoft avait alors le champ libre pour sortir pas moins de trois jeux, Watch Dogs: Legion, Assassin’s Creed Valhalla et Immortal Fenyx Rising. Ubisoft se contentant de faire de l’Ubisoft à chaque fois, j’ai préféré faire l’impasse sur ces trois titres. Préférant passer mon temps sur Phasmophobia et Among Us, le pain béni des streamers de 2020.

Puis la fin d’année approchant, les yeux des joueurs étaient rivés sur le messie tant attendu: Cyberpunk 2077. 10 décembre 2020, le titre de CD Projekt Red est enfin accessible après de nombreux reports et une attente de presque 8 ans. La suite, on la connaît. Le feu d’artifice de cette fin d’année ressemblera finalement à un pétard mouillé. La faute à un développement probablement chaotique (le temps nous le dira), à un marketing plus que forcé et à une pression énorme arrivant de toute part. Cyberpunk 2077 n’est pas un mauvais jeu, ce n’est tout simplement pas la claque espérée. Sans s’étaler sur les versions old gen qui sont scandaleusement des versions sacrifiées qui ne devraient même pas être proposées à la vente et passant outre les nombreux bugs des versions current gen qui feront tantôt rire (les voitures tombant du ciel aléatoirement), tantôt rager (les scripts qui ne s’activent pas lors des missions, nous forçant alors à repartir d’une ancienne sauvegarde), le titre du studio polonais déçoit sur de nombreux points. La composante RPG semble finalement assez anecdotique, les choix des dialogues n’ayant que peu d’influence. Les phases de shoot sont assez quelconques et manque de pêche et la conduite est assez maladroite. Enfin, l’intelligence artificielle des ennemis comme des PNJ semble parfois inexistante, provoquant alors un sentiment de frustration lorsqu’on se balade dans les rues de Night City. Lorsqu’on voit ce que Rockstar est capable de faire en terme d’immersion dans un open world, on a de quoi être frustré.
Et pourtant, Cyberpunk a ce petit goût de reviens-y qui nous donne envie d’y retourner malgré tout. L’univers cyberpunk fonctionne à merveille. Le design des personnages comme des véhicules est brillamment réussi, la ville et les environnements sont somptueux et la verticalité de certaines partie de Night City a de quoi donner le vertige. On regrettera toutefois que celle-ci ne soit pas plus exploitée. Souhaitons à CD Projekt de corriger au mieux le tir dans les semaines et les mois à venir même si, comme l’a très justement dit Jorris dans son test, tous les patchs du monde ne changeront rien à cela.

Gary

Entre l’impossibilité de sortir, la réduction des heures de travail et le télétravail, je n’ai sûrement jamais autant joué aux jeux vidéo que cette année. C’est en tous cas la première fois que j’écris ces lignes en étant certain d’avoir joué à tout les titres qui avaient une chance de figurer dans mes jeux préférés de l’année.

Tous les titres que j’attendais l’année passée qui sont finalement sortis cette année ont tenu leurs promesses, même s’ils viennent avec un bémol. Même si j’ai moins aimé Doom Eternal que son prédécesseur, j’ai réellement apprécié qu’Id prenne autant de risques avec sa suite et le résultat est excellent. Final Fantasy VII: Remake n’est de loin pas exempt de défauts, mais je lui pardonne tout grâce à son système de combat qui est le premier à réussir une transition du tour par tour traditionnel au temps réel. Je n’aurais jamais pensé dire ça: j’espère que le prochain Final Fantasy sera aussi en temps réel. Last of Us Part II est loin d’être mon genre de jeu, étant plus focalisé sur la narration que le gameplay, et pourtant, je me suis pris à l’histoire et y repense encore des mois plus tard. Peu d’œuvres me font cet effet. Après des années d’attente, Mount & Blade: Bannerlord est enfin sort en early access! Son évolution par rapport à Warband est en deçà de ce que j’aurais souhaité, mais la formule marche tout aussi bien.

Le seul titre auquel j’ai joué qui ne vient pas avec un « mais » est Crusader Kings III. Il réussit à reprendre tous les meilleurs éléments de Crusader Kings II, tout en rendant l’interface plus digeste, en accentuant les éléments de role play là où il faut et en supprimant les limitations d’un moteur vieillissant. Je n’ai aucun doute que je revisiterai l’Europe médiévale plusieurs fois par année grâce à cette belle réussite de Paradox Interactive.